Trois jours après l’horrible infanticide qui a secoué le quartier Vélingara Foulbé, le petit Sanoussi Camara, 18 mois, a été porté en terre ce mercredi. Si le certificat de genre de mort confirme l’atrocité de l’acte, le mystère plane toujours sur les motivations réelles du tueur. Le principal suspect, un oncle de la victime au profil instable, refuse de passer aux aveux malgré la reconstitution des faits organisée par la gendarmerie et la Police scientifique. Entre déni du suspect et antécédents familiaux complexes, les enquêteurs de la gendarmerie tentent de percer le silence d’un oncle au comportement trouble, alors que toute une ville attend que justice soit rendue.

Par Abdoulaye KAMARA – Le mystère et l’émotion restent entiers à Vélingara après l’inhumation, ce mercredi, du nourrisson de 18 mois sauvagement assassiné dimanche dernier. Le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Kolda a autorisé l’enterrement de l’enfant de sexe masculin égorgé dimanche passé dans les toilettes de sa famille. Hier mercredi, vers 18 heures, le fils de Alassane Camara menui­sier/ébéniste a été mis en terre au cimetière musulman situé sur la route de Tambacounda. Le certificat de genre de mort délivré par le médecin fait état d’une mort par choc hémorragique/égorgement. La famille Sy du quartier Vélingara Foulbé ne fera pas de sitôt le deuil du pauvre Sanoussi Camara (âgé de 18 mois), car le présumé meurtrier, sur qui pèse de sérieux soupçons, continue de nier être l’auteur de ce crapuleux assassinat. Encore dans la matinée d’hier mercredi, la gendarmerie de Vélingara, en compagnie de la Police scientifique, a amené I. Sy, présumé meurtrier, dans la maison familiale pour reconstituer les faits.

Vraisemblablement, l’ancien émigré au Maroc a refusé de collaborer avec les limiers, continuant de rejeter les faits à lui reprochés. Des sources proches de la famille Sy, où vivent Alassane et son épouse (il est frère utérin des Sy), le présumé assassin entretient des relations conflictuelles avec tout le monde dans la famille, n’étant pas psychologiquement stable, cela depuis son retour d’une aventure marocaine, il y a quelques années. Il serait également accroc à l’herbe qui «dérègle les sens», le «yamba». De toute façon, la gendarmerie semble tenir en main la piste I. Sy, en ne bouclant pas encore l’enquête.

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