Le Collectif des détenteurs de titres du lotissement «Hangar pèlerins» interpelle l’Etat. Il dénonce un blocage qui dure depuis plusieurs années. Il annonce une série d’actions de sensibilisation et de mobilisation. Il réclame un calendrier précis de résolution.

Par Malick GAYE – Dans un communiqué daté du 11 octobre 2026, le Collectif des détenteurs de titres du lotissement dit «Hangar pèlerins» annonce le lancement prochain d’une série d’actions d’information, de sensibilisation et de mobilisation citoyenne. Il entend porter la situation des personnes impactées «à la connaissance de l’opinion publique nationale et internationale». Ces initiatives visent à interpeller les autorités sur l’urgence d’une résolution définitive, à informer l’opinion sur ses conséquences humaines, sociales et financières, et à mobiliser médias et organisations de la Société civile. Le collectif veut aussi porter le dossier auprès des instances nationales et internationales «dans le respect des voies légales», et obtenir l’ouverture de concertations ainsi qu’un calendrier précis de résolution.

Le collectif décrit un dossier foncier bloqué «depuis plusieurs années», qui plonge des familles «dans l’angoisse, l’incertitude et la précarité». Il affirme qu’aucune solution définitive n’a encore permis de sécuriser leur situation, malgré les démarches engagées et les engagements annoncés par l’Etat. Tout en saluant l’attention portée par le Président Bassirou Diomaye Faye à la gouvernance foncière, il l’appelle, ainsi que les autorités compétentes, à engager «sans délai» les démarches nécessaires, avec un calendrier précis et un cadre de concertation.

Le collectif rappelle plusieurs démarches. Des courriers ont été adressés au ministre des Finances et du budget les 21 août 2024 et 23 juin 2025, ainsi qu’au président de la République et au directeur des Domaines en juin 2025. Lors du Conseil des ministres du 12 mars 2025, la clôture du processus de vérification du site avait été annoncée pour fin juin 2025. Cette échéance n’a pas été tenue, relève le collectif.

Il salue Abdou Gningue, ancien directeur des Domaines, «seule autorité administrative à l’avoir reçu». Il indique toutefois que les révélations issues de son audition du vendredi 9 octobre devant la Commission d’enquête parlementaire sur les défaillances de l’attribution foncière «ravivent l’inquiétude des détenteurs de bonne foi», qui craignent de subir les conséquences de pratiques auxquelles ils seraient étrangers.

Le collectif affirme que ses membres «ne sont pas des spéculateurs fonciers», mais des citoyens de bonne foi ayant investi leurs économies, parfois grâce à des prêts. Il se dit disponible pour un dialogue avec l’Etat, mais estime que «l’attente ne peut se prolonger indéfiniment».

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