A la veille de l’examen du projet de révision constitutionnelle par l’Assemblée nationale, le leader de l’Alliance pour le Sénégal (Aps), Alioune Sarr, s’oppose à un passage en force parlementaire. Dans un communiqué publié ce dimanche, il réclame un consensus national inclusif et appelle à soumettre les modifications institutionnelles majeures à l’arbitrage direct du Peuple par voie référendaire.

Par Cheikh CAMARA – A la veille de l’examen en plénière du projet de réforme constitutionnelle par la majorité parlementaire, Alioune Sarr, président du parti Alliance pour le Sénégal/Andando ngir Senegaal (Aps/Ans), monte au créneau. L’ancien ministre appelle à une approche fondée sur le dialogue, le consensus et le respect de la souveraineté populaire.

Dans un communiqué publié ce dimanche, Alioune Sarr rappelle que la Constitution est le socle de la démocratie et le pacte qui unit les Sénégalais. Selon lui, toute modification significative de la Loi fondamentale doit dépasser les clivages partisans et faire l’objet d’une concertation nationale élargie, associant la Société civile, les forces politiques, les universitaires, ainsi que les autorités religieuses et coutumières.

Le leader de l’Aps estime par ailleurs que les réformes touchant à l’équilibre des pouvoirs ou aux droits fondamentaux doivent impérativement être soumises au référendum. «La Constitution appartient à tous les Sénégalais. Son évolution doit être l’expression de la souveraineté populaire et non d’une simple majorité conjoncturelle», martèle-t-il.

En privilégiant cette méthode inclusive et apaisée, l’Aps entend préserver la stabilité institutionnelle et réaffirmer son engagement en faveur de l’Etat de Droit et de la consolidation démocratique au Sénégal.

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