Le Sénégal a enregistré une baisse spectaculaire de 53% de ses revenus d’exportation entre octobre et novembre 2025. Malgré ce coup de frein mensuel, le bilan annuel cumulé reste nettement supérieur à celui de 2024, porté par la dynamique du secteur énergétique.
Les derniers indicateurs du commerce extérieur révèlent un mois de novembre difficile pour la balance commerciale du Sénégal, d’après une publication de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie. Les exportations sont passées de 688, 7 milliards de F Cfa en octobre à seulement 323, 6 milliards de F Cfa le mois suivant. Un repli drastique qui s’explique par la contre-performance de trois secteurs clés.
Le secteur énergétique et l’or sont en berne
Cette chute de plus de moitié des recettes d’exportation est principalement due à la réduction des volumes vendus à l’extérieur : par exemple, les huiles brutes de pétrole s’effondrent à 45, 5 milliards de F Cfa (contre 215, 6 milliards en octobre). Alors que les produits pétroliers raffinés ont été divisés par trois pour s’établir à 49, 7 milliards de F Cfa. Et l’or non monétaire voit ses ventes baissées de près de 50 milliards de F Cfa en un mois.
A l’inverse, quelques secteurs tentent de résister. On note une reprise des expéditions de phosphates (passées de zéro à 4, 9 milliards de F Cfa) et une progression des engrais minéraux et chimiques.
Des importations en léger retrait
Du côté des achats à l’étranger, la tendance est également à la baisse, bien que moins prononcée (-10, 5%). Les importations du mois de novembre se chiffrent à 713, 3 milliards de F Cfa. Ce recul est porté par la diminution des factures de produits pétroliers raffinés, de matériels de transport et de machines. A noter cependant une forte hausse des importations de sucres bruts et raffinés dont la facture a presque triplé en un mois, passant de 5, 1 à 14, 5 milliards de F Cfa.
Un bilan annuel qui reste positif
Malgré la grisaille du mois de novembre, les données cumulées depuis le début de l’année 2025 affichent une santé robuste par rapport à l’exercice précédent. La hausse massive des exportations sur l’année (+45,8 %) suggère que le Sénégal a changé de dimension productive, probablement grâce à l’entrée en exploitation de nouveaux gisements d’hydrocarbures. Néanmoins, la volatilité observée en novembre souligne la dépendance du pays aux cours mondiaux des matières premières et aux cycles de production pétrolière.
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