L’Association des journalistes en santé, population et développement (Ajspd), en partenariat avec la Fao, a organisé un forum communautaire axé sur la salubrité de la restauration de rue. L’objectif est d’engager l’ensemble des acteurs de la chaîne alimentaire dans la lutte contre les intoxications et les risques sanitaires.

Par Justin GOMIS – L’Association des journalistes en santé, population et développement (Ajspd), en collaboration avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), a organisé hier un forum communautaire consacré à la sécurité sanitaire des aliments. Cette initiative s’inscrit dans la volonté de la structure d’apporter sa pierre à la lutte pour une alimentation de rue plus saine. Cette synergie entre les deux organisations fait suite à la tenue d’un «Mercredi de l’Ajspd» dédié à cette problématique, suivi d’une caravane de presse sur les bonnes pratiques de restauration de rue menée dans les régions de Dakar, Thiès et Kaolack.

Selon Viviane Diatta, la tenue de ce forum constitue une étape cruciale dans cette dynamique de sensibilisation. Elle témoigne de la vitalité du partenariat avec la Fao, un acteur engagé en faveur de systèmes alimentaires sûrs, sains et résilients. Représentant le président Eugène Kaly lors de cette rencontre, la Secrétaire générale de l’Ajspd a rappelé que l’importance de l’alimentation de rue n’est plus à démontrer : «Elle nourrit, crée des emplois, génère des revenus et valorise notre patrimoine culinaire.» Toutefois, elle a tenu à souligner les dérives majeures d’un secteur insuffisamment encadré : «Elle expose aussi les consommateurs à des risques sanitaires graves lorsque les règles élémentaires d’hygiène et de conservation ne sont pas respectées.»

A l’appui de son propos, Mme Diatta a cité les statistiques de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), selon lesquelles près de 866 millions de personnes tombent malades chaque année après avoir consommé des aliments contaminés, et 1, 52 million de personnes en meurent. Les conséquences n’affectent d’ailleurs pas seulement les adultes. «Les enfants de moins de 5 ans paient le plus lourd tribut. Ces maladies compromettent la santé publique, freinent le développement socio-économique et fragilisent la confiance des populations», a-t-elle indiqué.

Face à ce constat alarmant, «la prévention et l’information demeurent nos armes essentielles», a soutenu Viviane Diatta, rappelant l’ambition de l’Ajspd de «faire de chaque acteur un maillon de la chaîne de prévention et de chaque citoyen un acteur de sa propre sécurité alimentaire».

Ce forum, principalement destiné aux restauratrices de rue, a réuni des experts, des inspecteurs de santé, des représentants du secteur de la restauration, des organisations professionnelles, des associations de consommateurs, ainsi que des membres de la communauté.

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