Face à la recrudescence des accidents mortels sur les axes routiers, le Collectif citoyen des usagers des aménagements publics et privés (Ccuap) interpelle l’Etat. Le collectif réclame des mesures d’urgence pour mettre fin à l’hécatombe, suite au tragique accident survenu ce dimanche sur l’Autoroute de l’Avenir.
L’émotion est vive au lendemain d’un nouveau drame de la route. Ce dimanche 25 janvier 2026, aux environs de 13 heures, une collision sur l’Autoroute de l’Avenir, à hauteur de Keur Ndiaye Lô, a coûté la vie à cinq personnes et fait deux blessés graves. Un énième accident qui a poussé le Ccuap à sortir du silence par voie de communiqué ce lundi. Tout en présentant ses condoléances aux familles endeuillées, le collectif exprime sa «profonde consternation». Pour ces défenseurs des usagers, la modernité des infrastructures ne semble plus suffire à garantir la sécurité des citoyens.
Le Ccuap pointe du doigt trois facteurs critiques : la fréquence élevée des accidents sur les axes à grande vitesse, l’implication récurrente des gros porteurs et bus de transport, souvent pointés pour leur vitesse excessive et une cohabitation périlleuse entre les véhicules légers et les poids lourds.
Le collectif ne se contente pas de déplorer la situation ; il dresse une liste de revendications précises adressée au ministère des Infrastructures et des transports terrestres. Parmi les mesures phares, le Ccuap demande le renforcement immédiat des contrôles de vitesse sur les autoroutes à péage et l’instauration de limitations de vitesse strictes pour les camions et les bus. Le collectif suggère également aux exploitants d’autoroutes de mettre en place une gestion différenciée de la circulation pour séparer physiquement, autant que possible, les véhicules légers des poids lourds. «Chaque accident est une tragédie qui laisse des familles et des communautés endeuillées. La vie humaine doit être protégée avant toute autre considération», rappelle le communiqué.
En conclusion, le Ccuap appelle à une vaste campagne de sensibilisation nationale. Pour le collectif, la sécurité routière est une responsabilité partagée entre l’Etat, les opérateurs privés et les usagers eux-mêmes. L’objectif est clair : transformer les routes sénégalaises, les espaces de danger en axes de circulation sûrs.
