Clôturant un camp d’enrôlement à Rufisque marqué par plus de 2000 nouveaux adhérents et près de 600 dépistages, le Directeur général de la Sen-Csu, El Hadj Séga Guèye, a décliné sa vision axée sur la prévention et la prise en charge intégrale des pathologies lourdes. Avec l’ambition majeure d’absorber l’ensemble des maladies à soins coûteux d’ici 2030, l’agence entend généraliser ces campagnes à l’échelle nationale.
Par Alioune Badara NDIAYE – L’agence de la Couverture sanitaire universelle (Csu) ambitionne d’ici quelques années absorber les maladies à soins coûteux pour ses bénéficiaires. EL Hadj Séga Guèye, Directeur général de la Sen-Csu, l’a fait savoir dimanche lors de la clôture du camp d’enrôlement à la Csu tenu durant quatre jours au Crfpe de Rufisque (ex-Efi). «Absorber les maladies à soins coûteux d’ici 2030 est notre ambition», a-t-il fait savoir. «Concernant la prise en charge des maladies coûteuses, notre cellule dédiée a développé de nouvelles approches. L’approche choisie est de nature systémique et holistique. Cela signifie que ces pathologies doivent être appréhendées de manière globale», a expliqué M. Guèye.
Dans cette voie, des avancées notoires ont été réalisées par l’agence, notamment en ce qui concerne l’insuffisance rénale. «Nous incluons désormais un parcours complet : le dépistage, la dialyse et la transplantation rénale ; ce qui constitue une nouveauté majeure. C’est pourquoi la transplantation rénale est devenue une réalité concrète. Toute personne éligible et désireuse de bénéficier de ce programme est ainsi prise en charge gratuitement par la Sen-Csu», a-t-il assuré, évoquant un coût entre 10 et 15 millions de francs cfa. «L’engagement de la Csu à prendre en charge ces maladies constitue un immense soulagement pour les populations, ainsi que pour nous, représentants de la Nation à l’Assemblée nationale, qui sommes extrêmement sollicités au quotidien par les citoyens», a réagi la députée Khady Sarr, présidente de la Commission de la santé, de la population, des affaires sociales et de la solidarité nationale à l’Assemblée nationale. «Aujourd’hui, nous constatons de réelles innovations dans l’approche. Comme le Directeur général l’a souligné, il ne s’agira plus d’attendre que la personne soit malade pour la prendre en charge, mais d’aller activement vers la prévention et la promotion de la santé», a ajouté le membre du Parlement.
Outre l’enrôlement, le camp a aussi permis aux équipes de la Csu de dépister 592 personnes pour le diabète, l’hypertension et les maladies rénales. «La campagne entamée à Rufisque avec ce camp, va se poursuivre dans tous les départements», a insisté le Dg de la Csu, assurant que l’objectif est d’enrôler le maximum de personnes pour permettre à l’agence de disposer de fonds pour mieux servir les bénéficiaires. «Nous sommes dans un processus de mise en œuvre du programme de la Couverture sanitaire universelle. Ce camp d’enrôlement s’est tenu ici, au niveau de Rufisque où nous avons réussi à enrôler pas moins de 2000 bénéficiaires», a-t-il dit, souhaitant que la dynamique se poursuive.
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