Un an après sa création en juin 2025, le Centre africain d’éducation aux droits de l’Homme (Caedh) a réuni ses membres en Assemblée générale à la Maison de l’éclaireur de Rufisque. Démarquant son action du plaidoyer traditionnel, l’organisation entend privilégier l’éducation, le civisme et la formation de relais communautaires chez les jeunes et les femmes pour ancrer durablement la culture des droits humains et du devoir citoyen au Sénégal.
Alioune Badara NDIAYE – Une défense des droits humains adossée à une conscientisation des citoyens. C’est ce que propose le Centre africain d’éducation aux droits de l’Homme (Caedh), partant du postulat que les droits humains ne se décrètent pas mais plutôt s’enseignent, se vivent et se transmettent. L’Assemblée générale de l’organisation, tenue samedi à la Maison de l’éclaireur de Rufisque, a permis à ses membres de décliner la vision. «Le Centre africain d’éducation aux droits humains est une organisation des droits de l’Homme avec des objectifs qui diffèrent un peu des autres parce que notre priorité principale, ce sont le civisme, l’éducation à la citoyenneté. Et nous avons des cibles, comme les jeunes étudiants et élèves, les femmes et les personnes en situation de vulnérabilité», a souligné Ndèye Dior Sy, vice-présidente du Caedh, à l’issue de la rencontre.
«Si de nombreuses organisations de défense des droits humains se concentrent sur le plaidoyer, le contentieux stratégique ou l’urgence humanitaire, le Caedh fait le choix d’une approche complémentaire et préventive : l’éducation comme socle de toute transformation durable», fait comprendre à cet effet le document de presse des organisateurs qui, à travers cette approche, veulent «transformer la culture juridique du pays en ancrant les droits humains dans l’éducation, la formation et la vie quotidienne».
Il est en fait question pour le Caedh de sensibiliser et d’éduquer dans cette voie leurs cibles qui vont servir après de courroie de transmission pour amplifier le plaidoyer. «Nous allons éduquer nos jeunes et en faire des relais communautaires pour qu’ils puissent, au sein de leurs quartiers, des groupements de femmes et autres, porter la voix du Caedh par la sensibilisation des populations. L’objectif étant que ces dernières puissent grandir avec une pleine conscience de leurs devoirs citoyens», a-t-elle noté.
«Nous avons des plans d’actions qui visent non seulement la sensibilisation, mais aussi l’éducation aux droits humains. Qui dit éducation aux droits humains parle de support, de manuel pédagogique, des outils innovants qui vont nous permettre de prendre le mal à la racine», a affirmé la vice-présidente, n’occultant point par ailleurs l’aspect capitalisation fondée sur les réalisations des autres Ong des droits humains. «On est disposés à travailler en partenariat avec elles et on lance solennellement un appel à leur endroit», a-t-elle posé. Cette Assemblée générale est intervenue un an après la création de l’Ong en juin 2025.
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