Loin d’être une simple escale de courtoisie ou une démarche partisane, l’arrivée de l’ancien Président Macky Sall à Dakar, ce vendredi 17 juillet 2026, revêt une triple dimension stratégique majeure : en rencontrant l’actuel chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Faye, le candidat à l’Onu cherche à sacraliser sa démarche au-dessus des clivages politiques. C’est l’image d’un Etat sénégalais soudé et d’une hauteur républicaine forte qui est ainsi projetée aux yeux des observateurs internationaux.
Quid de la légitimité du socle national ? Pour prétendre diriger la plus grande organisation mondiale, un candidat doit impérativement bénéficier de l’onction et de la fierté de sa propre Nation. Même si ce n’est crucial sur le vote. L’appui de la diplomatie nationale et la mobilisation populaire sont les premiers critères de crédibilité face aux Etats membres de l’Onu.
Cette campagne est historique car elle pourrait porter, pour la première fois depuis des décennies, un leader d’Afrique francophone au poste de Secrétaire général de l’Onu. Fort de son bilan à l’Union africaine et de l’intégration de celle-ci au G20, Macky Sall fait de cette visite le tremplin pour porter les priorités africaines (climat, développement, allègement de la dette) au sommet de la gouvernance mondiale.
