Afin de garantir le principe d’acceptabilité sociale prescrit par le Code de l’environnement, une vaste campagne de consultations des parties prenantes a été déployée dès la phase de cadrage : au niveau national, il est prévu des concertations avec la Senelec, l’Ageroute, la Direction des parcs nationaux (Dpn), la Protection civile, la Direction des Eaux et forêts (Defccs) et la Cellule nationale de l’Omvg. Alors qu’aux niveaux régional et local, ce sont des réunions de travail sous l’égide du Gouverneur de Kédougou, du Préfet et du Sous-préfet de Bandafassi ; des échanges avec le Conseil départemental, le maire de Tomboronkoto, le Service régional des mines, les représentants de l’orpaillage traditionnel, ainsi que les organisations de la Société civile (notamment l’Ong Panthera, Keoh et l’association Alerte Kédougou environnement).
Réinstallation et fermeture : préparer «l’après-mine»
L’une des exigences majeures formulées par la Direc et les populations locales concerne l’élaboration parallèle d’un Plan d’action de réinstallation (Par). Compte tenu des déplacements physiques ou économiques potentiels provoqués par l’empreinte minière et la déviation routière, ce plan vise à établir des barèmes d’indemnisation justes et à restaurer les moyens de subsistance des ménages touchés.
En outre, conformément aux nouvelles exigences légales, le projet intègre, dès sa phase d’instruction, un Plan conceptuel de réhabilitation et de fermeture.
Chiffré et détaillé, ce plan fixe les modalités de remise en état du site : stabilisation physique et géochimique des fosses et dépôts, reboisement avec des espèces locales adaptées, et restitution de terres exploitables aux collectivités territoriales afin de garantir un développement communautaire durable après l’extinction de la ressource minière.
