A l’issue de travaux réunissant le gouvernement, le patronat et les centrales syndicales, dix-neuf recommandations ont été formulées pour encadrer les relations de travail et préserver le climat social. L’annonce a été faite par le ministère de la Fonction publique. Ces mesures s’articulent autour de plusieurs axes destinés aux différentes parties prenantes : faire du dialogue social un réflexe permanent. Développer une culture d’anticipation des conflits. Respecter l’ensemble des engagements souscrits dans les accords collectifs. Intégrer la gestion des nouvelles technologies dont l’Intelligence artificielle, dans les instances de concertation. Renforcer les capacités des acteurs en matière de négociation collective. Valoriser le capital humain et le dialogue social dans la mise en œuvre des politiques publiques.

Engagements attendus de l’Etat

Garantir un cadre juridique clair, stable et accessible. Assurer le respect effectif de la législation du travail et des conventions fondamentales de l’Oit. Accroître les moyens humains, juridiques et matériels de l’administration du travail. Consolider les cadres permanents de concertation, notamment le Haut-conseil du dialogue social (Hcds). Accompagner la réorganisation et la formalisation progressive du secteur informel.

Intégrer une dimension sociale permanente à la gouvernance d’entreprise. Créer des mécanismes internes de prévention et de gestion des différends. Garantir les droits fondamentaux, la liberté syndicale et l’exercice des mandats de représentation. Associer régulièrement les représentants du personnel aux décisions stratégiques et aux conditions de travail.

Privilégier systématiquement la négociation collective et le dialogue. Investir dans la formation des représentants syndicaux. Faire de la défense des travailleurs un levier de participation active.

Respecter les engagements contractuels pour garantir la performance et la stabilité de l’entreprise.