Récemment rallié au nouveau parti présidentiel Kiiraay, le maire de Sabodala, Mamadou Cissokho, explique les motifs de son choix politique. Convaincu par la redynamisation de la gestion des affaires publiques sous la direction du Président Bassirou Diomaye Faye, l’édile revient sur l’Assemblée générale d’implantation du parti dans sa commune et dévoile sa stratégie pour faire rayonner cette nouvelle formation dans le Bélédougou.
Vous avez convoqué une Assemblée générale ce mercredi pour implanter Kiiraay dans la commune. La base a-t-elle répondu présent ?
Depuis notre retour de Dakar, nous travaillons à la massification de cette nouvelle formation, Kiiraay. Nous avons pris la décision d’y adhérer de notre libre volonté, après avoir bien évidemment consulté notre base. Aujourd’hui, il s’agissait simplement de mettre en application un principe sacro-saint de redevabilité. Chaque village et chaque hameau de la commune a tenu à être représenté, malgré les fortes pluies enregistrées dans la matinée, ce qui nous a permis de mesurer le degré d’engagement de chacun.
L’Assemblée générale du jour visait également à vérifier si la base, qui m’avait mandaté pour assister au lancement national de Kiiraay, me maintenait sa fidélité. Heureusement, la totalité des villages et hameaux ont répondu présent pour ne rien rater des temps forts de la rencontre consacrée à la naissance de Kiiraay. Nous leur avons expliqué les grandes lignes de l’assemblée constitutive, ainsi que les principales articulations des batailles à venir.
De quelles batailles parlez-vous ? De votre réélection ou de celle du Président Diomaye Faye ?
Des deux, naturellement. Au cours de cette Assemblée générale, une belle unanimité s’est dégagée, aussi bien autour de ma candidature pour continuer à présider aux destinées de la commune qu’autour du soutien à un second mandat du Président Bassirou Diomaye Faye.
Un plan intégré d’information et de sensibilisation est actuellement en préparation afin de définir la stratégie de massification de notre nouvelle formation et de contrecarrer toute tentative de manipulation ou de diabolisation. Nous savons que nous avons affaire à de grands manipulateurs, c’est pourquoi nous sommes parés et comptons bien préparer nos militants en conséquence.
Quelles sont vos chances de succès ?
Nos bilans plaideront en notre faveur. Vous avez sans doute remarqué que depuis la reprise en main de la gestion des affaires publiques par le Président Diomaye Faye, les choses évoluent dans le bon sens, avec une confiance qui se rétablit progressivement auprès des bailleurs de fonds internationaux, du secteur privé et du monde diplomatique.
Nous avons bon espoir que cette belle dynamique se poursuive et que des projets structurants soient bientôt lancés pour le développement socio-économique des populations et l’émergence des terroirs. Quant à nous, à Sabodala, nous organiserons des journées portes ouvertes et publierons un livre-bilan pour permettre à chacun de prendre mesure de ce qui a réellement été accompli. D’emblée, je peux vous affirmer que beaucoup a déjà été fait pour nos contrées et leurs habitants.
Propos recueillis par Abdoulaye FALL
afall@lequotidien.sn
