Salles d’attente désertes, caisses closes et guichets fermés : la grève de deux jours observée par le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (Sames) a plongé la plupart des hôpitaux publics dans un calme inhabituel. Le 17 septembre 2026, le mot d’ordre de débrayage a atteint un suivi record de 99, 3% à l’échelle nationale, laissant les structures de santé au ralenti.
Le vide au sein des structures de santé est sidérant : à l’hôpital de Pikine comme à l’Hôpital général Idrissa Pouye (Hogip) de Grand-Yoff, le paysage hospitalier offrait le même visage d’abandon au cours des 48 dernières heures. Dans ces grands centres d’accueil dakarois, l’absence de personnel médical et de patients a créé une atmosphère d’arrêt complet : aucune file d’attente devant les caisses, aucun mouvement dans les services de consultations. Le service minimum a néanmoins permis de prendre en charge les cas les plus urgents. Selon le Bureau exécutif national du Sames, 266 agents ont été réquisitionnés ou maintenus en garde pour assurer la permanence des urgences au niveau national durant ces deux jours.
Une mobilisation frôlant les 100% sur l’ensemble du territoire
Les chiffres publiés ce 17 septembre par le Sames font état d’un succès syndical inédit. Le taux d’observance national s’est hissé à 99, 3%, dépassant largement le seuil des 95% fixé par la direction du syndicat. Neuf régions sur quatorze affichent même un suivi total du mouvement (100%) : observance totale (100%) notamment à Thiès, Ziguinchor, Kaolack, Fatick, Tambacounda, Kaffrine, Kolda, Sédhiou et Kédougou. Forte observance (97 à 99, 4%) à Dakar (99, 4%), Saint-Louis (99, 2%), Louga (98, 9%) et Diourbel (98, 7%). Seul léger retrait observé : Matam enregistre un taux de 95, 3%, une baisse expliquée par la présence d’agents à contrats précaires et la pression de sanctions salariales.
Face à cette démonstration de force et ce bilan de 99, 1% sur la séquence des 16 et 17 septembre, le Bureau exécutif national du Sames réaffirme la détermination de ses membres et attend désormais une réponse concrète de la part des autorités ministérielles.