Au lendemain du premier scrutin indicatif (Straw Poll 1) tenu le 30 juillet 2026 au Conseil de sécurité des Nations unies, le camp de l’ancien Président sénégalais Macky Sall se veut serein. Tout en prenant acte des résultats provisoires qui semblent avantager une candidature féminine d’Amérique latine, son équipe de campagne rappelle que la course ne fait que commencer et réaffirme sa détermination pour la suite du processus.
Un premier test informel et sans décision définitive : les membres du Conseil de sécurité de l’Onu ont procédé, ce jeudi 30 juillet, à un premier vote indicatif à bulletins secrets (Straw Poll 1) dans le cadre de la succession du Secrétaire général des Nations unies.
Selon les résultats informels circulant à l’issue de cette consultation, la Costaricienne Rebeca Grynspan est arrivée en tête avec 10 votes de soutien («Encourage»), suivie de la Guyanaise Carolyn Rodrigues Birkett (9 soutiens) et de l’Argentin Rafael Grossi (7 soutiens). De son côté, l’ancien chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall, a recueilli 6 votes d’encouragement, 7 votes de découragement («Discourage») et 2 opinions neutres («No opinion»).
Le camp de Macky Sall prend acte d’une «compétition ouverte»
Dans un communiqué officiel publié à l’issue de ce scrutin, l’équipe de campagne du Président Macky Sall a réagi sans attendre pour recadrer la portée de ces résultats préliminaires. Avisée des tendances issues des consultations informelles, l’équipe du candidat sénégalais souligne d’emblée que «les consultations témoignent d’une compétition ouverte ; aucun résultat n’étant définitif et le processus devant se poursuivre».
Reconnaissant la dynamique actuelle au sein du Conseil de sécurité, le communiqué note toutefois que «ce premier vote-test semble indiquer une certaine orientation en faveur d’une candidature féminine issue de la région de l’Amérique latine et des Caraïbes». Une tendance que le camp Sall qualifie de «provisoire jusqu’à ce qu’un consensus se dégage à l’issue d’un vote formel du Conseil de sécurité».
Un rappel des règles de procédure et un engagement maintenu
Afin de rappeler les enjeux institutionnels de l’élection, l’équipe de campagne a tenu à préciser les dispositions juridiques encadrant la nomination du futur chef de l’organisation internationale : «Aux termes de l’article 97 de la Charte des Nations unies, le Secrétaire général est nommé par l’Assemblée générale sur recommandation du Conseil de sécurité. Cette recommandation doit recueillir au moins neuf voix sur les quinze membres du Conseil, sans veto d’un membre permanent.»
Face à une procédure encore longue et sujette aux tractations diplomatiques majeures entre grands pays membres, le camp du candidat sénégalais refuse tout alarmisme. L’équipe a ainsi réaffirmé son engagement plein et entier : elle «poursuit ses engagements aux côtés de Sem le Président Macky Sall dans la perspective des prochaines étapes du processus électoral».
Les semaines à venir s’annoncent décisives, les diplomates devant multiplier les négociations en coulisse avant les prochains tours de scrutin au siège de l’Onu à New York.
