Entre sécurisation des droits, prévention des conflits, protection du territoire et développement durable, la gestion foncière s’impose comme le défi majeur de l’île de Mar-Lodj. A l’occasion du jubilé sexagénaire de la classe d’âge «Pinda-Lothie», la Directrice générale de l’urbanisme et de l’architecture, Mme Aminata Wane, a plaidé pour une vision territoriale partagée afin de concilier modernisation, équité sociale et préservation du patrimoine de ce joyau du delta du Saloum.
Par Abdou Latif MANSARAY – A Mar-Lodj, territoire emblématique niché au cœur du delta du Saloum, la question du foncier s’étend bien au-delà de la simple attribution de parcellement ou de l’accès à la terre. Elle touche directement à la préservation du patrimoine, à l’identité profonde des communautés locales, au dynamisme économique et à la transmission intergénérationnelle du territoire. Face à la poussée progressive de l’habitat, à l’essor du tourisme et à l’émergence de nouvelles activités économiques, la maîtrise de l’urbanisation est désormais une nécessité vitale pour l’équilibre de l’île. C’est dans ce contexte décisif que la Directrice générale de l’urbanisme et de l’architecture, Mme Aminata Wane, a pris part, le samedi 22 août 2026, à une conférence axée sur la thématique : «La gestion du foncier sur l’île de Mar-Lodj : enjeux, défis et perspectives.»
Un dialogue constructif né d’une initiative communautaire
Organisée en marge de la célébration du jubilé sexagénaire de la classe d’âge «Pinda-Lothie», la rencontre a concrétisé la volonté des organisateurs d’associer directement les services de l’Etat à leurs réflexions. Cette démarche a instauré un cadre d’information, de sensibilisation et d’échanges directs entre les populations locales, les autorités administratives et les services techniques.
La présence conjointe des structures compétentes -notamment la Direction de l’urbanisme et de l’architecture, la Direction de la surveillance et du contrôle de l’occupation du sol (Dscos), ainsi que les services des Domaines et du Cadastre- a permis de répondre avec précision aux interrogations des habitants. Les échanges ont apporté des éclairages techniques majeurs sur les procédures d’aménagement et rappelé les responsabilités individuelles et collectives nécessaires à une gestion foncière durable.
Sécurisation, prévention des conflits et cadre réglementaire
Au cœur des débats, la prévention des litiges fonciers a constitué un axe fort. Les discussions ont mis en lumière la nécessité de prévenir les frictions potentielles entre familles, collectivités territoriales et investisseurs privés. Les représentants de l’Etat ont ainsi sensibilisé l’assistance aux points clés suivants : l’explication des règles d’urbanisme en vigueur et la maîtrise des démarches administratives indispensables pour l’occupation des terres ; les conditions juridiques garantissant la protection légale des propriétaires et des occupants ; et la mise en garde contre les risques et incertitudes liés aux occupations irrégulières.
A travers cette démarche de proximité, Aminata Wane défend une approche fondée sur la rigueur, la transparence, la responsabilité et l’anticipation. L’objectif poursuivi pour Mar-Lodj est de structurer un développement urbain maîtrisé qui protège simultanément les populations, le cadre environnemental et le patrimoine socioculturel.
La priorité réside désormais dans la co-construction d’une planification territoriale partagée. Il s’agit de permettre à l’île de valoriser son potentiel économique tout en sauvegardant ses ressources naturelles et son identité. Car préserver Mar-Lodj aujourd’hui, c’est garantir aux générations futures un territoire organisé, sécurisé et résilient.
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