Le discours de fin d’année du chef de l’Etat a résonné comme un cri de ralliement contre l’insécurité domestique. Face à une année 2025 endeuillée par une série de «féminicides» ayant choqué l’opinion publique, Bassirou Diomaye Faye a placé la protection des femmes au sommet de l’agenda républicain pour 2026.
Un constat amer : l’urgence d’agir après une année noire. L’année 2025 restera dans les mémoires comme une période de douleur pour de nombreuses familles sénégalaises. La multiplication des actes de violence extrême et des féminicides a révélé des failles dans le système de protection sociale et judiciaire. Le chef de l’Etat, conscient de cette plaie béante, a tenu à porter une parole de réconfort, mais surtout de fermeté. «Aucune violence n’est tolérable dans la République, en particulier celles faites aux femmes, les féminicides et toutes les atteintes commises contre les plus vulnérables», a martelé le Président. De ce fait, il promet que l’Etat «poursuivra sans relâche la prévention, la protection des victimes et la sanction implacable des auteurs, afin que la dignité, la sécurité et la vie soient garanties à toutes et à tous». Il rassure : «La haute charge que vous m’avez confiée me prescrit une hauteur d’esprit que j’entends garder en toutes circonstances. Je continuerai donc à remplir cette mission avec humilité, écoute et lucidité. Rien ne m’en détournera. Rien ne primera sur l’intérêt général. Rien ne sera jamais placé au-dessus de la paix, de l’unité et de l’intégrité du Sénégal.»
