L’alimentation de rue tue davantage que le paludisme, la tuberculose et le Sida réunis, rappelle Dr Mamadou Ndiaye, expert au Bureau régional de la Fao. Face à ce constat, il préconise un renforcement de la sensibilisation, en ciblant particulièrement les parents d’élèves. «Si nous préparons des denrées périssables que nous donnons aux enfants et qu’ils les conservent plusieurs heures dans leur sac d’écolier avant de les consommer, les microbes s’y multiplient rapidement», avertit-il. Pour remédier à cela, l’expert insiste sur la nécessité de maîtriser la qualité sanitaire des aliments vendus dans et autour des établissements scolaires.
Il invite le corps enseignant à s’inspirer de l’exemple de l’hôpital Principal de Dakar : «Il y a plusieurs années, la restauration informelle s’installait sauvagement devant l’entrée de l’hôpital. A son arrivée, la direction a pris la décision d’aménager un espace sécurisé à l’intérieur de l’établissement. Les écoles devraient faire de même : faire entrer les vendeurs de rue dans l’enceinte scolaire pour mieux les encadrer. Il ne faut plus accepter que n’importe qui vende des aliments douteux sur le trottoir devant les écoles.»
L’expert préconise ainsi d’aménager des espaces adéquats au sein des établissements et de sélectionner les prestataires selon des critères stricts de salubrité et de qualité nutritionnelle.
Par Justin GOMIS – justin@lequotidien.sn
