L’ouverture de l’hôpital Seydi El Hadji Malick Sy de Tivaouane suscite déjà un sentiment de soulagement chez les populations locales jadis confrontées à la nécessité de se déplacer vers Thiès, la capitale régionale, ou à Dakar pour certaines prises en charge spécialisées.
En ce lundi marquant le démarrage partiel des activités cet établissement sanitaire de niveau 3, les agents s’affairent à différentes tâches dans les différents services qui se mettent en place. Les visiteurs découvrent les nouvelles installations de la structure sanitaire où le chantier cède progressivement la place à l’activité hospitalière quotidienne.
D’un coût estimé à 46 milliards de francs Cfa et d’une capacité annoncée de 300 lits, l’hôpital Seydi El Hadji Malick Sy comprend plusieurs spécialités, notamment la chirurgie, la cardio-pneumologie, l’oncologie, la neurologie, l’urologie-gériatrie, ainsi que des services dédiés à la santé de la mère et de l’enfant.
Un Service d’accueil et d’urgence (Sau) de 20 lits et une unité de prise en charge des grands brûlés complètent le dispositif. «Avant, pour certains soins, il fallait aller à Thiès ou à Dakar. Aujourd’hui, nous avons un grand hôpital ici à Tivaouane», se réjouit un habitant interrogé par l’Aps, en présence du ministre de la Santé et de l’hygiène publique, Ibrahima Sy, accompagné de son collègue des Infrastructures, Déthié Fall, venus procéder à l’inauguration.
En visite de courtoisie chez le Khalife général des Tidianes samedi, le ministre Ibrahima Sy avait tenu à préciser que «la mise en service se fera de manière progressive», à partir de ce lundi, évoquant une directive présidentielle préconisant cette option en perspective du Gamou prévu en fin du mois d’août.
Il a insisté sur le fait que l’ouverture d’un établissement sanitaire, doté d’équipements modernes, nécessite «une préparation rigoureuse, afin de garantir des conditions optimales de fonctionnement et de prise en charge des patients».
Le directeur de l’hôpital, Mayib Badiane, a fait part de son «sentiment de gratitude». Il a évoqué la «grande responsabilité» qui lui incombe de «diriger un établissement portant le nom de Seydi El Hadji Malick Sy», une allusion faite à la dimension symbolique de sa mission, dans une ville dont le prestige religieux dépasse, à ses yeux, les frontières du pays.
«Vu le nom et la cité religieuse, je pense que c’est véritablement un sacerdoce pour moi d’être le premier directeur qui va ouvrir cette grande infrastructure sanitaire», martèle-t-il.
L’ouverture de cet hôpital constitue un élément supplémentaire dans le dispositif de prise en charge sanitaire de la cité religieuse, en perspective du Gamou. Cette période est marquée par une importante affluence de fidèles, a indiqué M. Badiane. Il a expliqué que la disponibilité d’un établissement de niveau 3 doit ainsi contribuer à renforcer la capacité locale de prise en charge des urgences et des pathologies nécessitant des soins spécialisés.
