Dans le cadre de la lutte contre l’orpaillage clandestin, la Police des frontières de Moussala a anéanti une drague artisanale à Doukhiba, ce samedi. Si cette intervention marque une victoire pour la préservation du fleuve Falémé, les riverains appellent désormais à une surveillance accrue pour contrer les exploitants qui utilisent la frontière malienne comme zone de repli.

La Police des frontières de Moussala a procédé, ce samedi, à la destruction d’une unité d’exploitation minière illégale à Doukhiba. Cette opération coup de poing s’inscrit dans une volonté étatique de durcir le ton face à la dégradation environnementale du fleuve frontalier grâce à une intervention stratégique à Doukhiba (commune de Bembou). L’objectif était clair : neutraliser une drague artisanale ins­tallée illégalement sur les berges du fleuve Falémé. Repéré par les forces de l’ordre, l’engin a été «totalement dé­truit» par les agents déployés sur le terrain. «Cette intervention s’inscrit dans le cadre du respect de la réglementation interdisant toute exploitation minière à proximité du fleuve», a précisé une source sécuritaire, ce dimanche.

L’annonce de cette saisie a été accueillie avec un sentiment de victoire par les habitants de la zone. Pour ces populations, l’activité de ces dragues constitue une menace directe pour leur écosystème et la pérennité des ressources en eau. En saluant les efforts des autorités, les riverains ont exprimé leur satisfaction de voir l’Etat s’engager concrètement pour la protection de l’environnement.

Le défi de la porosité frontalière

Malgré ce succès, la vigilance reste de mise. La zone, située à la frontière avec le Mali, est le théâtre d’un jeu du chat et de la souris permanent. Les exploitants profitent souvent de la proximité de la frontière pour installer leurs équipements, avant de se replier précipitamment en territoire voisin dès l’apparition des Forces de défense et de sécurité. Face à cette récurrence, les populations de Bembou militent pour une poursuite intensive des opérations. L’objectif affiché est de mettre un terme à ces pratiques nuisibles qui, au-delà de l’illégalité, empoisonnent durablement les eaux de la Falémé.