A 95 jours du coup d’envoi des Jeux Olympiques de la Jeunesse (Joj) Dakar 2026, organisateurs et acteurs économiques affichent une confiance déterminée. Lors d’une rencontre à la Maison de l’entreprise, le président du Cnoss, Mamadou Diagna Ndiaye, a appelé le patronat à intensifier sa mobilisation pour aborder sereinement la phase finale des préparatifs, tandis que le Cojoj réaffirmait ses ambitions, notamment en matière de parité et d’impact économique local.

Par Amadou MBODJI – A 95 jours de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de la Jeunesse (Joj) Dakar 2026, le président du Comité national olympique et sportif sénégalais (Cnoss), Mamadou Diagna Ndiaye, a lancé un appel à une mobilisation accrue du secteur privé. L’objectif : réussir la dernière phase des préparatifs de cet événement historique pour le Sénégal et le continent africain.

S’exprimant à la Maison de l’entreprise lors d’une rencontre tenue ce mercredi avec les représentants du patronat, il a rappelé que les Joj ont toujours été conçus comme un projet national associant les pouvoirs publics, le mouvement olympique et les entreprises locales. «Il y a un peu moins de deux ans, nous affirmions que ces Jeux ne pouvaient être uniquement le projet d’un comité d’organisation ou de l’Etat. Ils devaient devenir le projet de toute une Nation, avec une place centrale accordée au secteur privé. Aujourd’hui, cette conviction s’est traduite en actes», a-t-il déclaré.

Plus de 70% des marchés attribués aux entreprises locales

Le président du Cnoss s’est félicité des retombées concrètes enregistrées pour le tissu économique national. Selon lui, plus de 70% des marchés attribués par le Comité d’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse (Cojoj) ont été confiés à des entreprises locales. Un choix stratégique assumé qui vise à faire de Dakar 2026 un levier de développement économique, de création de valeur et de renforcement des capacités entrepreneuriales.

Au-delà de l’aspect sportif, Mamadou Diagna Ndiaye voit dans ces Jeux une vitrine d’exception pour le savoir-faire sénégalais. Il estime qu’ils offriront des opportunités majeures dans de nombreux secteurs : numérique, tourisme, transports, industrie, médias, culture, hôtellerie et restauration.

Pour le dirigeant olympique, l’enjeu dépasse largement les frontières nationales : «Ce que nous réussirons ici ouvrira des perspectives pour l’ensemble du continent. Notre réussite renforcera la crédibilité de l’Afrique dans l’accueil de grands événements internationaux et inspirera les générations futures», a-t-il souligné. A l’approche de l’échéance, il a exhorté les entreprises à renouveler leur engagement, à apporter leur expertise et leur capacité d’innovation, tout en contribuant activement au programme de sponsoring. «Dans quatre-vingt-quinze jours, la flamme olympique s’allumera à Dakar. Le monde découvrira un Sénégal qui accueille, qui innove et qui rassemble. Je souhaite que chacun puisse dire avec fierté : «j’ai contribué à cette réussite»», a-t-il conclu.

Le patronat réaffirme son engagement

Le secteur privé sénégalais a répondu présent. S’exprimant au nom du patronat, Baïdy Agne, président du Conseil national du patronat (Cnp), a salué les progrès accomplis et réaffirmé la pleine disponibilité des entreprises à accompagner cette ultime étape. Il a rappelé que le secteur privé s’est investi dès la phase de candidature et entend jouer un rôle clé dans la réussite du premier événement olympique organisé sur le sol africain. Baïdy Agne a également salué le travail des médias dont la couverture contribue à valoriser les avancées de l’organisation et à renforcer le rayonnement international du Sénégal.

De son côté, Ibrahima Wade, Coordonnateur général du Cojoj, a réaffirmé l’engagement des organisateurs en faveur de l’inclusion et de la parité homme-femme. Il a indiqué qu’environ 40% des effectifs du comité d’organisation sont actuellement des femmes, avec pour cible d’atteindre 50%, conformément à l’esprit des Joj. Cette ambition se traduit aussi dans le recrutement des 6000 volontaires dont la moitié sera des femmes, ainsi que dans la passation des marchés où des mesures de discrimination positive sont appliquées pour favoriser les entreprises dirigées par des femmes.

Enfin, Ibrahima Wade a assuré que le calendrier d’exécution est parfaitement respecté. Qu’il s’agisse des infrastructures, des transports, de la santé, de la sécurité, de la logistique ou de l’énergie, les voyants sont au vert. Grâce à cette planification rigoureuse, les organisateurs écartent tout risque de retard à l’approche du jour J.

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