Le gouvernement du Sénégal ferait mieux d’arrêter les déclarations d’intention et les opérations de communication qui visent à polir une certaine image. C’est l’avis du Secrétaire général du Cusems. Dans cet entretien, Aliou Diouf revient sur les deux décrets que le chef de l’Etat a pris pour les décisionnaires. Pour Alioune Diouf, c’est une avancée, mais le problème reste entier. Pour lui, l’Etat doit revoir la pension des décisionnaires et supprimer ce corps.
Propos recueillis par Malick GAYE – 3 mois après l’ouverture des classes, comment se passe le dialogue avec l’Etat que vous aviez accusé de faire du dilatoire en refusant d’aborder la question de l’équité salariale ?
Ce qu’on attendait de ce gouvernement-là, c’est d’être un gouvernement de rupture. Et aussi un gouvernement d’anticipation. C’est-à-dire que ce soit un gouvernement qui anticipe sur les crises. Il devait mettre à profit les grandes vacances scolaires pour vraiment pouvoir aborder ces questions-là. Malheureusement, pendant toutes les vacances, il n’y a pas eu de rencontre. Et vous avez vu que dès la rentrée, le G7, auquel appartient le Cusems, a décrété un mot d’ordre. Par la suite, il y a eu un deuxième mouvement. Et c’est là où ces deux décrets-là ont été adoptés en Conseil des ministres.
Mais il faut le dire tout de suite, ces deux décrets-là ne règlent pas le problème des décisionnaires. C’est vrai que c’est un problème qui se pose avec acuité. Mais en fait, ces deux décrets concernent une infime partie des décisionnaires.
Ça, c’est la première question. Donc il faudra élargir le périmètre, le champ d’application pour que tous les décisionnaires soient pris en compte. Parce qu’il ne sert à rien de prétendre régler un problème et que dans deux ans qu’il vienne vous rattraper.
La deuxième chose, comme je l’ai dit très souvent, c’est que ces décrets-là n’abordent pas la question centrale de la retraite. Les décisionnaires, le problème principal qu’ils ont, c’est la question de la pension de retraite, qui est très insuffisante. Vous pouvez être décisionnaire, passer d’un salaire de 500 ou de 700 000 à 70 000 F quand vous devenez un retraité, ce qui pose un sérieux problème.
Le problème principal, c’est la pension de retraite, et cette problématique n’a pas été adressée par ces deux décrets-là. Ce qui risque de se passer, c’est une grosse déception pour des milliers d’enseignants décisionnaires qui pensent que cette question-là est derrière eux. Donc, ce que nous demandons au gouvernement, c’est d’élargir le périmètre d’application de ces deux décrets, de les signer très vite, comme je vous l’avais promis au mois de janvier, mais aussi de prendre en compte la question de la pension de retraite. Parce que si la question de la pension reste en l’état, ces deux décrets-là n’auront pas servi à grand-chose.
Donc vous faites partie des gens qui pensent que ces deux décrets-là sont juste pour apaiser le climat, parce qu’ils n’ont pas une grande portée ?
On peut toujours considérer que ce sont des pas en avant, mais en réalité, je trouve qu’un gouvernement, quand vous devez régler un problème, il faut le régler de façon définitive. Et sur cette question-là, nous appelons le gouvernement à régler la question des décisionnaires de façon définitive, parce que c’est une injustice qui n’a que trop duré. Maintenant, tout effort que le gouvernement fait dans le sens d’améliorer les conditions d’existence et de travail des enseignants, surtout des enseignants décisionnaires, c’est un effort à saluer. Mais qu’ils comprennent qu’en l’état actuel des choses, le problème est loin d’être réglé, parce que la plupart des décisionnaires ne seront pas concernés par ces deux décrets-là. La quasi-totalité des décisionnaires n’est pas concernée par ces deux décrets-là. Et ça, c’est quelque chose que les gens doivent savoir et qu’ils doivent comprendre, et vraiment qui, à la limite, sera une autre injustice qui viendra s’ajouter à l’injustice qu’il y a déjà là. Parce que si vous prenez une partie, une infime partie, vous essayez de régler le problème et vous laissez la grande majorité en hâte, le problème demeure et persiste.
Justement, c’est quoi la solution pour en terminer définitivement avec les décisionnaires ?
En fait, pour les décisionnaires, d’abord, il y a des décisionnaires qui ont fait plusieurs années dans le corps. Pour ces gens-là, il faut une volonté politique. Parce que la retraite, c’est une question de cotisation. Si vous cotisez peu, vous risquez de vous retrouver avec une petite pension. Si vous cotisez un bon pourcentage, comme les fonctionnaires, environ 15 à 16%, avec les parts contributives de l’Etat au Fnr, là, vous pouvez avoir une bonne pension de retraite. Il se trouve que le décisionnaire cotise moins que le fonctionnaire quand il est en activité. Mais ça, c’est l’Etat qui a voulu ça, parce que c’est l’Etat qui a pris un corps qui est un peu précaire et qui l’a créé. A partir du moment où il y a des décisionnaires qui ont fait beaucoup de temps et qui n’ont pas cotisé suffisamment, tout ce que l’Etat peut faire, c’est de créer un fonds de solidarité, et leur permettre, en tout cas, de rattraper ces cotisations-là au niveau du Fnr. Maintenant, il faut fusionner les deux caisses, la caisse de l’Ipres et le Fonds national de retraite, que ce soit une même caisse de retraite pour tout le monde, et que tout le monde puisse avoir une retraite décente.
La deuxième chose que je trouve comme solution, c’est que soit l’Etat supprime totalement le corps des décisionnaires, et nous dise que désormais il n’y a pas de décisionnaires, ou bien que l’Etat dise que même si vous avez 35 ans, quand on vous recrute, vous serez quand même versé dans la Fonction publique, vous serez fonctionnaire. Et là, vous aurez une pension de retraite comme une pension de fonctionnaire. Mais tant que l’Etat n’aura pas supprimé ce statut précaire de ces enseignants-là, c’est une question qui va toujours revenir. On peut supprimer ça à partir des écoles de formation, c’est-à-dire on nous dit juste que pour entrer à la Fastef, par exemple, il faut avoir maximum 32 ans. Vous faites maximum 2 ans de formation, vous sortez, vous avez 34 ans. Vous avez votre diplôme à 34 ans, c’est-à-dire avant 35 ans. Là, vous êtes directement intégré dans la Fonction publique, c’est-à-dire qu’on fixe l’âge dès l’entrée. Mais si on continue à recruter des gens après 35 ans, et on continue à les verser dans le panier des décisionnaires, on va toujours avoir des décisionnaires et ce corps précaire va subsister. Et malheureusement, les conditions, vous les connaissez, c’est une retraite misérable. Et les décisionnaires sont vraiment hantés par la retraite. Ils ne veulent pas du tout aller à la retraite. Ce sera difficile de prolonger l’âge de la retraite dans ces conditions-là. En tout cas, c’est la réponse du gouvernement. Maintenant, moi, je pense que la meilleure façon de régler le problème, c’est d’essayer de trouver un fonds de solidarité. Pour compenser les cotisations pour ces gens-là et leur permettre d’avoir une retraite assez décente. Parce qu’ils ont travaillé pour leur pays pendant 25 ans. Donc, on ne peut pas les laisser vivre dans la misère après avoir travaillé pendant autant d’années pour leur pays.
En deux ans, l’Etat a montré sa volonté de faire bouger les lignes, notamment avec les décisionnaires. Faut-il le rappeler, côté finances, ce n’est pas la grande forme. N’est-il pas opportun de faire preuve de patriotisme et d’oublier un instant les revendications pour aider le pays ?
Il y a une question conjoncturelle qui me déçoit personnellement, celle du paiement des indemnités liées aux examens. Chaque année, l’accord stipule que l’Etat doit payer ces indemnités-là. Au plus tard, le 30 novembre, on doit solder tout ce qui est indemnité liée aux examens. Depuis des années, on n’avait plus ces problèmes-là. Vraiment, l’Etat avait toujours respecté cet accord-là. Mais cette année, il faut le dire et le regretter, il y a toujours, au moment où je vous parle, des collègues qui ont corrigé le Bfem ou les examens professionnels, et qui n’ont pas encore perçu leurs indemnités. Ce qui nous a valu des perturbations dans certaines académies. Notamment au niveau de Dakar, où depuis presque deux semaines, les collègues sont en mouvement pour réclamer ces indemnités-là. Alors que le Bac s’est déroulé au mois de juillet. C’est pourquoi je parlais tout à l’heure de capacité d’anticipation. Et ça, ce sont des questions vraiment banales. Ce sont des questions à la limite qui ne doivent même pas faire l’objet de discussions. Ce sont des miettes à la limite pour un Etat. Et qu’on arrive aujourd’hui à ce que les enseignants soient obligés de boycotter les évaluations, d’aller en grève pour réclamer ces indemnités-là, le gouvernement aurait dû nous éviter ça. Ça, c’est ce que j’appelle questions conjoncturelles. Maintenant, il y a les questions structurelles. La première de nos revendications reste la correction du système de rémunération. Nous avons un système complètement déséquilibré. Et la promesse qu’on avait reçue de cet Etat-là, c’est qu’une fois au pouvoir, nous allons donc faire un rebasing salarial, c’est-à-dire qu’on va remettre tout à plat et reprendre les salaires, les grilles des salaires, selon les hiérarchies. Nous ne réclamons pas plus que ça. Et ça, on les prend au mot. Ce que nous leur demandons aujourd’hui, c’est de venir respecter cette promesse électorale.
Notre meilleur avocat, c’est le Premier ministre, notre meilleur avocat, c’est le président de la République, parce qu’ils ont tellement parlé ça, ils l’ont dit et répété. Donc, aujourd’hui, nous leur demandons de passer à l’acte. Parce que quand on est au pouvoir, on communique avec les actes. On ne peut plus communiquer avec seulement la parole. Nous voulons un système de rémunération juste, équilibré et agréable. Si l’enseignant n’est pas bien formé, motivé, vous allez passer à côté. Parce que l’Unesco nous dit que l’enseignant, c’est le premier entrant de qualité qu’il faut former, mais qu’il faut surtout motiver. Si par rapport à d’autres agents de même niveau de qualification, l’enseignant se rend compte qu’il perçoit 2 fois ou 3 fois moins, il est démotivé, il est démobilisé, et il a du mal à faire son travail correctement. Et il lui faut des années pour pouvoir vraiment réaliser quelque chose. Et il se compare à un autre corps, naturellement. C’est tout à fait normal, parce qu’on partage la même fonction publique. Nous avons les mêmes matricules et on est payés par le même organe, le ministère des Finances, la Direction de la Solde. Donc ça, c’est une question fondamentale. Et tant que cette question-là n’est pas réglée, on aura du mal à trouver vraiment de la stabilité dans le système éducatif. Vous voyez quelqu’un qui a un rappel de 3 millions, supposons, et on lui coupe près de 1,2 million ou 1,3 million. Presque la moitié. L’Etat nous dit qu’il n’y a pas de surimposition. Mais nous, nous estimons que ça, c’est de la surimposition.
Même sur les salaires, la pression fiscale est très forte, c’est pourquoi nous demandons aujourd’hui à l’Etat de desserrer un peu l’étau sur les salaires des travailleurs. Parce que ça grignote le pouvoir d’achat de ces pères de famille-là, et ça constitue un réel problème. Quand nous en avons parlé récemment, vous avez vu la réaction du ministre de l’Education à l’Assemblée qui dit que pour eux, il n’y a pas de surimposition, je pense que sur cette question-là, nous devons ensemble, le gouvernement et les syndicats, engager des experts pour faire vraiment l’audit du paiement de ces rappels-là et des salaires pour voir effectivement si c’est la loi qui pose problème.
Sur la question de la formation, il y a des regroupements pendant ces vacances de Noël, même si on peut déplorer les lenteurs, parce que ça fait un an que ça devait commencer, mais ça va commencer pendant les vacances. Nous saluons ce début-là, mais il faut qu’on forme tout le monde, on nous avait parlé de la formation diplômante universelle, c’est-à-dire que tout le monde sera formé en ligne. Donc, il faut que les gens aillent faire ça.
Il y a aussi cette question des enseignants qui sont affectés dans les Lynaque (Lycées nation armée), que ce soit à Kaffrine ou Sédhiou. Depuis deux ans, ces lycées sont ouverts, mais les camarades qui sont là-bas n’ont pas encore perçu leurs indemnités, ils continuent à percevoir le salaire qu’ils avaient. Avant, quand vous êtes affecté dans ces établissements-là après un appel d’offres, un appel à candidatures, vous bénéficiez d’une indemnité d’environ 100 000 francs de plus sur votre salaire, c’est ça en tout cas le projet de décret. Jusqu’à présent, le décret n’a pas été signé, donc cela fait deux ans qu’ils attendent, il faut que le décret soit signé et qu’ils puissent être payés, ils sont en train de travailler alors qu’ils n’ont pas encore perçu cette indemnité-là. C’est un problème qui est là et qu’il faudra solutionner, avant de parler de cadre de concentration.
Depuis le début de l’entretien, on ne parle que d’argent. C’est à croire que c’est la seule chose qui vous intéresse.
Je vous ai parlé de la formation, la formation ce n’est pas une question pécuniaire, et vous savez que la formation est centrale, fondamentale, parce que quand l’enseignant est bien formé, c’est l’élève qui gagne, et c’est nous qui la réclamons, ce n’est pas seulement des questions pécuniaires. Aujourd’hui, nous la réclamons, mais le gros de notre revendication c’est côté finances, parce que, souvent, c’est là où le gouvernement pèche, sur toutes les autres questions, on peut trouver des accords très rapidement. Mais lorsqu’il s’agit d’une question à incidence financière, le gouvernement nous oppose l’argument du nombre. Pourtant, nous réclamons pas mal de choses pour le système, aujourd’hui par exemple, nous demandons l’éradication des abris provisoires, l’allègement des programmes, mais surtout une refondation totale des programmes, il y a des progrès qui sont faits peut-être avec l’introduction de l’anglais dans le système, mais là aussi, il faut des mesures d’accompagnement.
Je suppose que ces mesures-là sont d’ordre financier ?
Non pas seulement d’ordre financier, c’est-à-dire qu’il faut d’abord qu’il y ait suffisamment d’enseignants qualifiés pour enseigner cette langue-là. Parce qu’il ne suffit pas d’être instituteur. Ils sont en train de travailler à faire un recrutement, et il faut que cela fasse dans les règles de l’art, et que les gens soient formés avant d’être affectés dans les classes. C’est ce que, nous, nous appelons des mesures d’accompagnement, mais en dehors de ça, il faut aussi la didactique : il faut qu’il y ait des livres pour l’élémentaire, un programme commun, c’est-à-dire un programme qu’on va enseigner dans toutes les écoles élémentaires du Sénégal. Ça ne sera pas à chaque enseignant d’être créatif, et de créer ses contenus dans ses cours, mais qu’il y ait un programme harmonisé, comme c’est le cas avec le moyen et le secondaire. C’est une excellente chose, parce que l’anglais est la clé comme on dit. Il faut que les élèves puissent s’exprimer en français, mais surtout en anglais, parce que quand vous sortez du pays, vous allez devoir parler anglais, quel que soit le pays où vous allez.
Si vous consentez à parler à la presse, cela veut dire que le message n’est pas bien perçu, donc qu’en est-il du cadre de concertation ?
Il y a des rencontres, mais vous savez, il faut toujours continuer à sensibiliser les populations, les parents d’élèves, les élèves, parce que très souvent, on nous reproche d’aller tout le temps en grève. Nous sommes obligés de communiquer pour que les Sénégalais aussi comprennent la situation que nous vivons, à défaut, ils vont toujours mettre sur notre dos la responsabilité des échecs scolaires. Notre rôle, en tant que représentants des enseignants, c’est de venir vers vous, la presse, d’aller vers les parents, de communiquer, d’expliquer. Ça, ça nous permet, en réalité, d’être bien compris par l’opinion publique, parce que, ce qui intéresse l’homme politique qui prend les décisions, c’est l’opinion publique, il nous faut donc cette communication, parce que le gouvernement a une communication institutionnelle qui est très offensive si nous, à notre tour, on ne communique pas, on aura tendance à croire plus le gouvernement que les syndicats d’enseignants que nous sommes.
Je sens que les choses n’avancent pas, on ne peut pas dire qu’il y a un cadre de concertation permanent. Il y a un comité de suivi, mais même pour convoquer le comité de suivi, c’est tout un problème depuis des années. Le comité de suivi a du mal à être convoqué, ce n’est que formellement. Il y a eu récemment, le 27 novembre, une rencontre entre la Fonction publique et le G7 pour présenter ce décret-là, à part ça, pour le reste de la rencontre, il n’y avait pas grand-chose sur les questions essentielles que j’ai évoquées ici. Par exemple, si nous prenons la question du système de rémunération, le gouvernement n’a apporté aucune réponse, pourtant les syndicats l’ont rabâchée, mais le gouvernement n’a rien dit par rapport à ça.
Donc comment allez-vous faire comprendre au gouvernement qu’il y a un problème? Vous allez encore en mouvement d’humeur ?
Non, je pense que, comme je l’ai dit, d’abord, il faut qu’on s’accorde à trouver un cadre avec des experts, parce que nous sommes des syndicats d’enseignants. Ce que nous devons faire, c’est commettre des experts en fiscalité qu’ils puissent étudier, auditer le paiement de ces rappels, pour voir est-ce que réellement il y a une surimposition ou pas. A partir de ce moment, si c’est la loi sur le Code général des impôts qui pose problème et est en train de pénaliser ces enseignants, qu’on puisse revoir le code, parce que c’est juste une loi. La loi est faite par raison, pas le contraire. Donc, si c’est là où il y a un problème, qu’on règle ce problème. Si c’est vraiment un problème de surimposition, qu’on arrête avec cela, mais on ne peut pas être là dans un dialogue de sourds, que chacun dise il y a surimposition, le gouvernement dit qu’il n’y a pas de surimposition. On est des intellectuels, on doit pouvoir s’accorder sur quelque chose et avancer sur cette question-là, maintenant, le gouvernement doit faire des efforts dans ce sens, parce qu’ils avaient promis d’élargir l’assiette fiscale, c’est-à-dire faire payer l’impôt à plus de Sénégalais pour pouvoir desserrer l’impôt sur les salaires.
Aujourd’hui, on se rend compte qu’il y a beaucoup de gens qui ne payent pas l’impôt, ils commencent à payer, donc on doit pouvoir desserrer l’impôt même sur les salaires des travailleurs, et c’est ça que nous réclamons. Si l’impôt sur les salaires baisse, naturellement l’impôt sur les rappels aussi va connaître une baisse.
Jusqu’à présent, on a du mal à voir cette dématérialisation ; il y a eu des efforts par rapport à la création de e-carrière au niveau du ministère de la Fonction publique, mais ce qu’on nous avait promis, c’était une interconnexion des différentes plateformes (e-carrière, fonction publique, c’est-à-dire Mirador pour l’éducation nationale et e-solde pour les finances) de sorte que si l’agent entre avec son mot de passe, il peut suivre tout ce qui le concerne. Jusque-là, la promesse est encore à réaliser. Sur la question des lenteurs administratives, vraiment il y a un effort énorme à faire, s’ils sont vraiment dans le processus d’interconnexion. Il faut qu’ils accélèrent les choses.
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