Le monde retient son souffle depuis le lancement d’une offensive conjointe israélo-américaine sans précédent contre l’Iran. Entre la mort du Guide suprême, la paralysie du détroit d’Ormuz et les ripostes balistiques, la région bascule dans l’inconnu. Face à l’embrasement militaire entre Téhéran, Tel-Aviv et Washington, le gouvernement sénégalais plaide pour une désescalade urgente, rappelant que la diplomatie reste «l’unique voie crédible» pour éviter un chaos mondial, après le séisme politique qu’est la mort de Ali Khamenei.
Le 28 février 2026 restera comme une date charnière de l’histoire contemporaine. Sous le nom de code «Opération Epic Fury» (ou Rugissement du Lion en hébreu), les forces des Etats-Unis et d’Israël ont déclenché une série de frappes massives à travers l’Iran, visant des infrastructures nucléaires, militaires et politiques. L’événement le plus significatif de cette offensive est la confirmation de la mort du Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, tué lors des bombardements du 28 février. Un Conseil provisoire a pris les rênes du pays, tandis que l’Ayatollah Alireza Arafi a été nommé pour assurer l’intérim.
Dakar appelle au cessez-le-feu
Des milliers de manifestants ont envahi les rues de Téhéran et Bagdad, criant leur colère contre les Etats-Unis et Israël. En Irak, la Zone verte a été le théâtre d’affrontements entre manifestants et Forces de sécurité. Téhéran a immédiatement activé son plan de riposte, baptisé «Promesse honnête 4». On dénombre déjà plus de 1000 morts et des milliers de blessés. Une frappe israélienne sur une école de filles à Minab aurait fait à elle seule 165 victimes. L’Iran a lancé des missiles vers Israël (atteignant les environs de Jérusalem) et vers des bases américaines dans le Golfe (Abu Dhabi, Manama). Trois soldats américains ont été confirmés morts et aussi en Israël. Le front économique est tout aussi brûlant. L’Iran a mis à exécution sa menace de bloquer le détroit d’Ormuz, par lequel transitent 20% du pétrole mondial. Le prix du baril de pétrole a bondi de 9% en quelques heures. Les marchés financiers et les crypto-monnaies (bitcoin en baisse de 3%) subissent une volatilité extrême. Plus de 100 navires de commerce ont été déroutés, entraînant des surcoûts massifs pour l’industrie mondiale.
Alors que le Moyen-Orient s’enfonce dans une guerre ouverte après le déclenchement de l’opération «Epic Fury» par les forces israélo-américaines le 28 février 2026, le Sénégal a officiellement réagi. Dans un communiqué publié ce samedi par le ministère de l’Intégration africaine, des affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Dakar exprime sa «profonde préoccupation» face à une situation qui fait désormais peser des risques majeurs sur la stabilité planétaire. Fidèle à sa posture de neutralité active, le gouvernement sénégalais condamne fermement l’usage de la force, le qualifiant de menace directe à la souveraineté des Etats. Le communiqué insiste sur la nécessité d’un cessez-le-feu immédiat pour stopper une spirale de violence dont les conséquences sont jugées «imprévisibles».
Le texte rappelle que la diplomatie, ancrée dans le Droit international et la Charte des Nations unies, demeure le seul rempart contre une confrontation élargie. En encourageant un retour sincère aux négociations, le Sénégal réitère sa solidarité envers les populations civiles touchées par les frappes, alors que des bilans font déjà état de nombreuses victimes et de destructions massives d’infrastructures en Iran. En se positionnant en faveur de la retenue, le Sénégal rejoint les voix de l’Union africaine et d’autres puissances régionales qui redoutent un embrasement total aux portes de l’Europe et de l’Afrique.
