La phase 2 du programme Consortium jeunesse Sénégal et du projet Carte jeunesse sport a été officiellement lancée, avec l’ambition d’intensifier l’accompagnement des jeunes vers l’entrepreneuriat et l’emploi durable. Entre micro-subventions, formations, incubation et inclusion dans les instances de décision, les partenaires affichent des résultats déjà jugés encourageants et annoncent une nouvelle étape pour la jeunesse sénégalaise.
Par Abdou Latif Mohamed MANSARAY – Le Sénégal et ses partenaires européens renforcent leur engagement en faveur de la jeunesse. A l’occasion du lancement officiel de la phase 2 du projet Carte jeunesse sport et du Consortium jeunesse Sénégal, autorités sénégalaises et partenaires de la Team Europe ont réaffirmé leur volonté d’accompagner durablement les jeunes vers l’emploi et l’entrepreneuriat. Cheffe de projet jeunesse «Espoir», Fatou Kiné Diouf a rappelé l’ampleur des ambitions fixées : «Le défi est immense, parce que nous sommes en train d’outiller et d’accompagner les jeunes vers l’entrepreneuriat et l’emploi durable, avec un objectif ambitieux : toucher un million de jeunes d’ici à 2030.»
Grâce à l’appui de la délégation de l’Union européenne et au partenariat avec le ministère de la Jeunesse, le programme prévoit des micro-subventions, des formations et des mécanismes d’accompagnement destinés aux jeunes entrepreneurs. Selon Mme Diouf, près de 200 000 jeunes ont déjà bénéficié des différentes initiatives mises en œuvre lors de la première phase à travers des formations, des incubations et le soutien à leurs propres organisations.
Elle souligne également que le Fonds Yakaar, initialement dédié à l’entrepreneuriat, a pu être élargi à plusieurs domaines tels que la santé, la citoyenneté, la culture, le sport et l’environnement. «Après un démarrage à Guédiawaye et Dakar, les activités ont été étendues à neuf régions du Sénégal», a-t-elle précisé.
Pour Jean-Marc Pisani, ambassadeur de l’Union européenne au Sénégal, les résultats obtenus démontrent la pertinence du partenariat engagé depuis 2020. «Je parle aujourd’hui d’un pari réussi. Lorsque l’Union européenne a décidé de soutenir le Consortium Jeunesse Sénégal en 2020-2021, tout restait à construire. Aujourd’hui, les résultats parlent d’eux-mêmes», a-t-il déclaré. Le diplomate européen a révélé que plus de 500 entreprises ont été créées, plus de 2000 jeunes accompagnés dans des activités entrepreneuriales et plus de 500 emplois directs générés grâce au programme. Il a également salué l’implication des 17 Etats membres de la Team Europe présents au Sénégal qui soutiennent désormais cette dynamique. «La véritable valeur ajoutée de ce partenariat réside dans cette capacité à fédérer les acteurs, à créer des opportunités concrètes et à accompagner durablement la jeunesse sénégalaise vers l’autonomie économique et sociale», a ajouté l’ambassadeur.
Représentant la ministre de la Jeunesse et des sports, Alassane Diallo a insisté sur la nécessité d’associer davantage les jeunes aux politiques publiques. «Aujourd’hui, on ne peut plus se permettre d’embrigader la jeunesse. On ne peut plus la maintenir dans des structures fermées où elle n’a pas voix au chapitre», a-t-il affirmé. Le Directeur général de la jeunesse a également mis en avant la création du Conseil consultatif de la jeunesse, présenté comme un nouvel outil institutionnel destiné à renforcer la participation des jeunes dans les processus de décision. Selon lui, cette structure inclusive permettra à la jeunesse sénégalaise de contribuer directement à la conception des politiques qui la concernent.
A travers cette deuxième phase, les partenaires espèrent consolider les acquis, élargir l’accès aux opportunités économiques et renforcer l’insertion professionnelle des jeunes dans plusieurs secteurs stratégiques. Un objectif qui s’inscrit dans la volonté affichée par les autorités sénégalaises et leurs partenaires européens de faire de la jeunesse un levier majeur de développement.
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