La question de la dette du Sénégal reste toujours au centre des préoccupations. Pour le moment, les autorités sénégalaises s’apprêtent à rencontrer leurs différents créanciers pour trouver les meilleures modalités en vue de la restructuration. Une rencontre est prévue le mardi 6 octobre, sous l’égide du Fonds monétaire international (Fmi). Cette information a été confirmée hier par Julie Kozack, la directrice du Département de la communication du Fonds.
Il s’agira, pour la partie sénégalaise, de montrer sa bonne volonté à ses partenaires, en mettant en avant son fameux Programme de traitement de la dette du Sénégal (Ptds). De son côté, l’équipe du Fmi, qui prendra part à cette rencontre, va présenter les accords obtenus par sa dernière mission au Sénégal, qui a notamment permis de renouer les liens et de s’accorder sur un financement de 2, 2 milliards de dollars ou 1430 milliards de Cfa sur trois ans pour le pays. Un accord qui reste toutefois encore à la merci de la décision de son Conseil d’administration.
Un point important du briefing de Julie Kozack a été la précision que les Trs (Total return swap) que le Sénégal avait conclus au mois de mars dernier, avec la First Abu Dhabi Bank et la African Finance corporation (Afc), pour un montant total de 721 milliards de Cfa, étaient classés comme de la dette extérieure et traités comme tels par les partenaires. On se rappelle que le journal anglais réputé Financial Times avait souligné qu’aux termes de cette transaction, si la note souveraine du Sénégal venait à se dégrader et que le pays risquait un défaut de paiement, les créanciers des Trs auraient la latitude de réclamer leurs prêts en priorité, avec toutes les conséquences que cela pourrait entraîner. Il semblerait que l’intervention du Fonds dans l’affaire pouvait éviter cette perspective au pays. Pour le moment, l’opinion ne peut que souhaiter que les autorités ne gardent pas secrètes les discussions qu’elles vont tenir le 6 octobre avec leurs bailleurs, et que l’on doive recourir au Fmi pour en connaître la teneur.
Par M.G.
