Les douaniers du Poste de Nianaw ont démantelé un réseau de faussaires opérant à la frontière. Deux ressortissants étrangers ont été arrêtés en possession d’une véritable fortune en dollars et en euros coupés.
Coup de filet magistral pour l’administration des Douanes sénégalaises dans le Sud du pays. Dans le cadre de la traque sans relâche de la criminalité financière et du faux-monnayage, le Poste des Douanes de Nianaw (Subdivision de Kolda, Direction régionale des Douanes du Sud) a intercepté une quantité astronomique de billets noirs. La valeur totale du butin est estimée à près d’1 milliard 89 millions de francs Cfa.
L’affaire a été pliée le jeudi 14 mai 2026, aux environs de 16 heures. Tout a commencé par l’exploitation minutieuse d’un renseignement faisant état d’activités suspectes d’un réseau transfrontalier de faussaires. Ces derniers s’activaient dans le «lavage» de billets noirs de part et d’autre de la frontière. Mettant en place une stratégie d’interception bien ficelée -mêlant filature discrète, observation et recoupement d’informations-, les agents des Douanes ont cueilli les suspects en flagrant délit. L’opération s’est déroulée dans la localité de Kittim, située dans le département de Goudomp.
Le bilan de la saisie
La fouille a permis de mettre la main sur un impressionnant lot de coupures prêtes à être injectées dans le circuit légal après traitement : 1900 billets en coupures de 100 dollars et 3000 billets en coupures de 500 euros. Le bilan de l’opération : deux individus de nationalité étrangère ont été appréhendés par les Forces de l’ordre au cours de l’assaut.
Alors que l’enquête suit actuellement son cours pour identifier d’éventuels complices et démanteler l’intégralité de ce réseau, la Division de la communication et des relations publiques de la Direction générale des Douanes (Dgd) a tenu à rappeler ses priorités. A travers cette saisie majeure, l’administration des Douanes réaffirme sa détermination absolue à combattre la criminalité économique et financière sous toutes ses formes, protégeant ainsi l’économie nationale des ravages du faux-monnayage.
