A quelques semaines des premières épreuves, le Gouverneur de la région, Oumar Mamadou Baldé (ou Moctar Watt selon l’intérim/titularisation en cours), et l’inspecteur d’Académie, Samba Diakhaté, ont réuni l’ensemble des acteurs de l’éducation. Objectifs majeurs de ce Comité régional de développement (Crd) : anticiper les risques d’inondations à l’approche de l’hivernage, appliquer une tolérance zéro face à la fraude sur les téléphones portables et gérer la délicate question des candidats sans pièces d’état civil.
Par Moustapha NDIAYE – L’inspecteur d’Académie de Kaolack a finalisé le dispositif pour le bon déroulement des examens de fin d’année. Un Comité régional de développement (Crd) préparatoire s’est tenu hier à la Gouvernance. Cette rencontre a réuni les autorités administratives territoriales, les chefs de services régionaux, les responsables de projets et de programmes, ainsi que les parents d’élèves et le collectif des chefs d’établissement. L’occasion a permis à l’Inspection d’académie (Ia) de présenter la cartographie des effectifs et de décliner les mesures phares pour une gestion optimale des épreuves.
Anticipation de l’hivernage et logistique
«Aujourd’hui, nous pouvons affirmer que le processus se déroule convenablement au niveau académique et dans les établissements, où les dispositions sont prises au jour le jour», a rassuré l’inspecteur d’Académie Samba Diakhaté. A la suite des échanges, le Gouverneur a instruit les différentes entités de veiller scrupuleusement à la sécurité, à la logistique et à l’accompagnement des jurys. «L’implication de tous les acteurs clés reste le gage de la réussite de ces examens. Nous prions pour que les résultats soient à la hauteur des efforts consentis», a-t-il ajouté.
Cette année encore, le calendrier coïncide avec le début de l’hivernage. L’inquiétude majeure concerne le Bfem, qui démarre le 14 juillet. Pour y pallier, les autorités ont veillé à éviter les centres d’examen historiquement inondables. Cependant, face à la vulnérabilité de la commune de Kaolack, un dispositif de veille stratégique a été mis en place en étroite collaboration avec la Brigade nationale des sapeurs-pompiers et les Forces de défense et de sécurité, afin d’intervenir rapidement en cas de fortes précipitations.
Sur le plan de la discipline, le Gouverneur a délivré des instructions fermes : l’utilisation des téléphones portables et de tout outil électronique susceptible de favoriser la fraude est formellement interdite dans les centres, une mesure réaffirmée par l’Office du Baccalauréat. «Nous avons misé sur la sensibilisation en amont auprès des parents d’élèves et des chefs de centre. Il appartient aux parents de s’assurer que les enfants n’emportent aucun appareil électronique. Les règles sont claires, et aucun manquement ne sera toléré pour éviter l’exclusion définitive de candidats», a prévenu l’autorité administrative.
Les statistiques des candidats par examen
L’inspecteur d’Académie a également fait le point sur les effectifs de la région, marqués par une nette domination des filles : pour le Cfee, plus de 20 000 candidats sont inscrits, répartis dans 149 centres, avec une forte représentativité féminine de 57%. Pour le Bfem, l’Académie enregistre 12 500 candidats dont 57, 26% de filles. Et pour le Baccalauréat général, un total de 13 007 candidats est attendu. Les séries littéraires restent largement majoritaires (plus de 6800 candidats), tandis que les séries scientifiques ne comptent que 1542 élèves. Par ailleurs, 20 centres d’examen jugés critiques font actuellement l’objet d’une surveillance accrue face aux risques d’inondations.
L’éternel défi des élèves sans état civil
La lancinante question des extraits de naissance refait surface. Pour le Cfee, Kaolack enregistre 4953 élèves sans pièce d’état civil en attente de régularisation. Pour le Bfem, ils sont 372 candidats dans cette situation précaire. «Nous profitons de cette tribune pour conscientiser les parents, qui sont les premiers responsables. Chaque parent doit veiller à déclarer son enfant à temps pour éviter ces goulots d’étranglement en fin de cycle», a martelé M. Diakhaté. Un dispositif d’accompagnement exceptionnel a néanmoins été déployé en synergie avec les tribunaux et les préfets pour régulariser les candidats à temps, tout en espérant voir ces chiffres baisser drastiquement les années à venir.
Le marathon des examens est déjà lancé : le Baccalauréat technique est prévu le 15 juin, le nouveau format du Cfee est fixé les 17 et 18 juin. Pour rappel, l’épreuve de l’Entrée en 6e est désormais supprimée. Le Baccalauréat général se tient à partir du 30 juin et le Bfem sera tenu le 14 juillet.
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