L’Association des diplômés de l’enseignement supérieur des Usa (Ades-Usa) connecte les jeunes diplômés formés aux Etats-Unis aux recruteurs et décideurs économiques locaux.

Sous la présidence de Moustapha Mamba Guirassy, ministre de l’Education nationale, et Cheikh Ahmadou Abdul Guèye, directeur de l’Emploi représentant le ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle et technique, Amadou Moustapha Njekk Sarré, l’Ades-Usa a organisé samedi, au Warc (West africain research center), une journée sur l’employabilité des jeunes (Job fair), afin de contribuer à l’effort de professionnalisation, par le biais du mentorat, du coaching, en permettant aux jeunes chercheurs d’emplois d’être en contact avec des entreprises du secteur public comme du secteur privé, qui sont à la recherche de compétences.

Une initiative magnifiée par les autorités. «C’est un mo­ment de générosité où l’expérience acquise devait être transmise, partagée avec les plus jeunes, avec ceux-là qui en avaient le plus besoin», s’est réjoui Moustapha M. Guirassy.

«Le Sénégal et la sous-région ouest-africaine connaissent une dynamique démographique sans précédent. Chaque année, des milliers de jeunes diplômés dont un nombre croissant formés à l’étranger, notamment aux Etats-Unis, intègrent un marché du travail en pleine transformation. Si le niveau de qualification de cette génération est indiscutablement élevé, les voies d’accès à l’emploi demeurent souvent insuffisamment balisées», souligne la présidente de l’Ades-Usa. Awa Ndiaye Seck renseigne que «les diplômés issus de formations américaines se heurtent fréquemment à un paradoxe criant : celui de disposer de compétences reconnues à l’international tout en manquant de réseaux locaux solides pour les valoriser. De leur côté, les entreprises peinent à identifier des profils à la hauteur de leurs ambitions de croissance et d’innovation. C’est dans ce contexte que l’Ades-Usa a conçu le «Ades Career Booster» : une réponse directe, structurée et profondément humaine à ce déficit de connexion».

Ce Job fair, selon Mme Seck, «poursuit quatre objectifs stratégiques : faciliter l’insertion professionnelle des diplômés africains formés aux Etats-Unis en leur offrant un accès direct aux recruteurs et décideurs économiques locaux ; renforcer leurs compétences pratiques à travers des ateliers ciblés animés par des experts du marché du travail sénégalais et international ; créer des ponts durables entre entreprises et talents ; et, enfin, structurer un écosystème de mentorat pérenne, avec un suivi post-événement pour garantir un impact durable bien au-delà de cette journée».

Aux yeux du directeur de l’Emploi, «ce forum illustre une approche intégrée et pragmatique de l’employabilité, articulée autour de trois leviers essentiels : la préparation des jeunes aux standards du marché ; la création de passerelles directes avec les entreprises ; et le développement d’un mentorat structuré et durable».

Insistant sur ce dernier point, Cheikh Ahmadou Abdul Guèye précise que «le mentorat est un outil puissant de transformation. Il permet non seulement de transmettre des compétences, mais aussi de partager des expériences, d’ouvrir des perspectives et de renforcer la confiance des jeunes. En cela, l’Ades Usa joue un rôle stratégique en mobilisant l’expertise de la diaspora au service du développement du capital humain national».

Il rappelle que le gouvernement du Sénégal reste pleinement engagé à renforcer l’employabilité des jeunes ; promouvoir la formation professionnelle adaptée aux besoins du marché ; soutenir l’entrepreneuriat ; et favoriser les partenariats innovants comme le Job fair.

A ce propos, l’implication du secteur privé dont le rôle est déterminant pour offrir des opportunités concrètes d’insertion et accompagner la montée en compétences de la jeunesse, a été saluée.

Ce forum, d’après les organisateurs, constitue «la manifestation concrète d’une vision : celle d’une Ades-Usa qui se déploie comme un pont vivant entre deux continents, entre le potentiel et l’opportunité, entre une jeunesse talentueuse et un écosystème économique en quête de compétences». «Nous donnons à notre communauté, à notre jeunesse, ce que nous avons reçu et avec l’appui des partenaires, nous avons espoir de réaliser les résultats attendus», a conclu Awa Ndiaye Seck.

Par Dialigué FAYE – dialigue@lequotidien.sn