Le président de la République a officiellement installé, ce mardi 29 septembre au Grand Théâtre national, le Conseil consultatif des jeunes du Sénégal (Ccjs). Un cadre institutionnel innovant pour associer la jeunesse au suivi des politiques publiques et à la concrétisation de l’Agenda Sénégal 2050.

C’est un pas décisif pour la démocratie participative sénégalaise. Créé par décret en décembre 2025, le Conseil consultatif des jeunes du Sénégal (Ccjs) est désormais sur les rails. Lors de sa cérémonie d’installation au Grand Théâtre national, le chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Faye, a présenté cette nouvelle instance comme le prolongement institutionnel des traditions séculaires de concertation du pays. «La République n’invente rien ce matin (hier). Elle renoue un fil», a-t-il affirmé.

Loin d’un cadre protocolaire, le Président a exhorté les conseillers à faire preuve d’une totale liberté de parole pour remonter les réalités du terrain que les rapports officiels omettent parfois. «Je ne vous demande pas de m’approuver», a-t-il lancé, réclamant des avis «précis, chiffrés et praticables» sur des enjeux cruciaux comme la formation professionnelle, l’orientation et le numérique.

Engagé à recevoir les représentants du Ccjs quand la situation l’exigera, le chef de l’Etat a invité le gouvernement à leur ouvrir grand ses portes. En portant la voix de millions de concitoyens, le Ccjs doit s’imposer comme une force de proposition centrale pour façonner l’avenir du Sénégal. En wolof, il est revenu sur les dérives constatées sur les réseaux sociaux : «Certains, derrière leurs claviers, vous attaquent alors qu’ils n’ont pas le courage de vous dire certains mots en face.» Il a appelé à davantage de retenue et de responsabilité, estimant qu’une personne digne doit éviter ce genre de comportement. «Ne perdez pas votre temps sur les réseaux sociaux et les futilités», lance-t-il aux jeunes.