Transformer l’innovation médicale en véritable levier de croissance économique et sociale : c’est toute l’ambition du premier Global health innovation forum (Ghif) qui s’est ouvert ce mardi à Diamniadio. A l’initiative de la Fondation Iressef, ce rendez-vous inédit réunit, durant trois jours, plus de 150 experts, investisseurs et décideurs. L’objectif : briser les silos pour bâtir un écosystème de santé robuste et intégré, capable de propulser la recherche locale vers une industrialisation créatrice d’emplois et de solutions durables face aux pathologies majeures.

Par Alioune Badara NDIAYE – Passer d’un système fragmenté et faiblement mutualisé à un écosystème robuste pour faire de l’innovation dans le domaine de la santé un puissant facteur de développement. Le Global health innovation forum (Ghif) veut poser les bases de cette nouvelle donne à travers le forum dédié. Pendant trois jours, des spécialistes en recherche et développement, des entreprises et startsups, des investisseurs, des spécialistes de la réglementation ainsi que des acteurs de réseau santé communautaire et de communauté de data tech vont travailler autour de cet objectif. «Ce que nous essayons de faire ensemble avec nos différents partenaires, c’est de comprendre comment avoir un impact direct (…) Nous sommes juste des innovateurs, mais des innovateurs qui ont besoin d’être réglementés, d’être financés et d’être accompagnés pour une mise en échelle jusqu’à l’industrialisation. C’est cela qui permettrait non seulement de réduire la mortalité dans certaines pa­thologies, mais aussi de créer de l’emploi», a indiqué mardi Libasse Mboup, directeur de la plateforme innovation et recherche à l’Iressef. Il s’est exprimé lors du point de presse marquant le coup d’envoi de l’événement. «Le contexte du Ghif, c’est de réunir tous ces partenaires autour d’une feuille de route com­mune, avoir une approche multisectorielle, identifier les barrières à l’innovation et à partir de là, commencer à créer un concept nouveau, ce qu’on appelle l’écosystème building», a poursuivi M. Mboup, assurant que pas moins de 150 acteurs vont participer aux travaux. «Pour faire de l’innovation, il faut de la recherche et du développement, des financements, un cadre réglementaire dédié, un partenariat public-privé, de l’industrie, de l’innovation sociale, beaucoup de technologie, de l’Ia et tout ce qui tourne autour. Donc une fois qu’on a identifié ces différents piliers, il fallait identifier les différents champions dans ces différents piliers», a insisté M. Mboup. Il a fait cas à l’agenda de l’événement d’un panel des décideurs, avec les différents ministères conviés, l’Oms et d’autres partenaires. Le Ghif est ainsi une excellente opportunité, à en croire Alassane Mbengue de Sunu Mav plus -organisation partenaire- pour positionner l’innovation locale sur un rude marché. «On est investis pour avoir des projets de recherche qui pourront déboucher sur des financements plus grands pour que, quand on sera en concurrence avec d’autres chercheurs, notamment les chercheurs anglo-saxons, on puisse décrocher des financements conséquents, il va falloir évoluer en fonds sociaux», a dit M. Mbengue. Initiative de la fondation Iressef, le Ghif, qui en est à sa première édition, se tient du 10 au 12 février dans les locaux de l’institut.

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