Après une phase-pilote réussie à l’élémentaire dans les régions de Kolda et Kaffrine, le programme Solurem (Solution numérique de remédiation) s’étend désormais au cycle moyen-secondaire. Réunis à Diamniadio, les acteurs de l’éducation ont tracé la feuille de route de cette extension qui mise sur le numérique pour renforcer l’apprentissage des Stem et optimiser le suivi pédagogique entre l’école et la maison.
Par Alioune Badara NDIAYE – Après les résultats de la phase-pilote dans les académies de Kolda et Kaffrine pour les classes du primaire, la Solurem (Solution numérique de remédiation et de soutien scolaire école-maison) veut élargir son spectre de diffusion. C’est ce qui ressort des journées de partage organisées mardi et mercredi à la sphère Habib Thiam de Diamniadio pour faire le bilan de la phase-pilote. Porté par le ministère de l’Education nationale, ce programme vise à faciliter l’évaluation formative, à personnaliser l’apprentissage et à renforcer la communication avec les acteurs. «C’est un projet qui s’est déroulé à l’élémentaire, et maintenant nous sommes en phase d’extension pour le moyen général, et particulièrement nous avons ciblé les Stem (Sciences-technologies-ingénierie-maths)», a indiqué mercredi Malick Guèye de la Direction de l’enseignement moyen-secondaire général (Dmg). Il a fait savoir qu’au niveau de sa direction, une Stratégie nationale pour le développement des enseignements-apprentissages dans les Stem est justement en phase de validation. «Ce qui est remarquable dans cet atelier, nous avons pu trouver quand même des points de jonction avec le projet Solurem. Tout récemment, on a essayé d’évaluer le dispositif national d’évaluation standardisée et nous avons remarqué, à l’issue de cette évaluation, que la remédiation posait un grand problème sur le plan opérationnel. Maintenant, avec l’avantage de ce projet, nous pouvons utiliser des plateformes numériques en ligne pour permettre aux élèves de réaliser des activités de remédiation», a-t-il dit pour relever l’importance de la Solurem. Il est ainsi question, selon lui, de réviser le dispositif national d’évaluation, et plus particulièrement de voir comment de façon opérationnelle mettre en œuvre la remédiation. «A l’issue de ces travaux, nous avons identifié des besoins pour pouvoir, durant le premier trimestre, dérouler un certain nombre d’activités. Et, parmi ces besoins, de reconfigurer la plateforme en intégrant les systèmes, en tenant compte de nos attentes au niveau de la Dmg», a-t-il noté, soulignant aussi la nécessité de former les enseignants aux bases de l’ingénierie pédagogique pour qu’ils puissent utiliser ces outils numériques afin de pouvoir assurer la continuité pédagogique. «C’est une solution numérique de remédiation qui vient en soutien aux activités de remédiation classiquement menées dans les établissements», a noté Idrissa Ndiaye de la division des Tic au niveau du ministère.
Il a fait cas, pour s’en féliciter, de l’identification des modules à développer et leur intégration dans les enseignements-apprentissages, mais aussi de la mise en place du cadre de gouvernance à même de renforcer l’institutionnalisation de la solution. «Avant de clôturer l’atelier, nous avons travaillé à élaborer une feuille de route opérationnelle», a dit M. Ndiaye, fondant son assurance sur les leçons tirées de la phase-pilote.
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