Le message émanant de la Chancellerie est clair : l’obligation de transparence ne souffrira d’aucune exception au sein de l’appareil judiciaire et administratif. Par une lettre-circulaire, le ministre de la Justice, Garde des sceaux, Me Moussa Sarr, a rappelé à l’ensemble des hauts responsables placés sous sa tutelle, notamment les directeurs généraux, les directeurs à l’Administration centrale du ministère, ainsi que les premiers présidents et procureurs généraux près les cours d’appel, la nécessité impérieuse de se conformer à la réglementation sur la déclaration de patrimoine.
Ce rappel s’appuie sur le cadre normatif renforcé récemment adopté au Sénégal, notamment la loi n° 2025-13 du 03 septembre 2025 relative à la déclaration de patrimoine et son décret d’application n° 2025-1835 du 18 novembre 2025. Ces textes posent les jalons d’un dispositif consolidé de prévention et de lutte contre l’enrichissement illicite, articulé autour des principes de transparence, de probité et de bonne gouvernance.
La réglementation stipule que la déclaration doit être effectuée à la prise de fonctions, en cours d’exercice (mises à jour régulières) et à la cessation des fonctions.
Constatant que certains assujettis n’ont toujours pas satisfait à cette obligation légale ou n’ont actualisé leur dossier, le Garde des sceaux leur demande d’effectuer sans délai les diligences requises auprès des services compétents de l’Office national de lutte contre la corruption (Ofnac).
Le ministre rappelle avec insistance que le non-respect de ces obligations légales expose les contrevenants aux conséquences et sanctions prévues par les dispositions législatives et réglementaires en vigueur. Une initiative qui vise à garantir l’exemplarité au sommet de l’Etat et des institutions judiciaires.
