En ouvrant la Conférence régionale sur la réinsertion sociale, le Garde des sceaux, Maître Moussa Sarr, a rappelé que la mission de la Justice ne s’arrête pas aux portes de la prison. Soutenu par de nouveaux recrutements et des projets novateurs, l’Exécutif mise sur l’après-peine et la responsabilité collective pour briser la spirale de la récidive.
La capitale sénégalaise accueille, les 29 et 30 octobre 2026, la Conférence régionale consacrée à la réinsertion sociale et à l’accompagnement avant et après la sortie de prison. Présidée par le ministre de la Justice, Garde des sceaux, Maître Moussa Sarr, cette rencontre internationale rassemble des délégations d’Allemagne, du Maroc, de la Tunisie et de l’Algérie, illustrant une volonté commune de moderniser les systèmes pénitentiaires.
Fidèle aux orientations du président de la République Bassirou Diomaye Diakhar Faye -qui rappelle que «la liberté reste le principe et la détention l’exception»-, le gouvernement entend placer la dignité humaine au cœur de sa politique pénale. Pour concrétiser cette vision, le Premier ministre a autorisé le recrutement de 418 nouveaux agents pour l’Administration pénitentiaire au titre de l’année 2026 (comprenant notamment 400 surveillants), renforçant ainsi la sécurité des établissements tout en soutenant l’encadrement des détenus.
Le Garde des sceaux a insisté sur l’urgence de transformer la détention en un temps d’introspection et d’élévation, et non de simple mise à l’écart. Des initiatives concrétisées à travers des structures de formation (boulangeries, ateliers de couture, garage mécanique) s’élargissent désormais à l’éducation : des discussions sont engagées avec l’Université numérique Cheikh Hamidou Kane pour les bacheliers incarcérés, tandis que des terres agricoles dans le Nord du pays sont mobilisées pour la riziculture. Enfin, l’Exécutif en appelle à la responsabilité collective -des magistrats, invités à privilégier les aménagements de peine, aux collectivités, entreprises et familles- pour bâtir de véritables passerelles vers la société et redonner un sens durable à l’après-peine.
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