Réuni en conférence de presse ce dimanche, le parti au pouvoir Pastef/Les Patriotes a affirmé que l’examen de la proposition de loi constitutionnelle suivra son cours normal à l’Assemblée nationale ce lundi. Face aux critiques, le président du Groupe parlementaire Pastef revendique un «mandat de réformes» et réfute toute accusation de refus du dialogue.
«Le texte législatif sera examiné dans le respect strict de la procédure», assure Ayib Daffé. Réuni en point de presse ce dimanche, le parti Pastef/Les Patriotes a soutenu que la procédure législative en cours, portant sur la proposition de loi constitutionnelle n°17/2026, va se poursuivre à l’Hémicycle «sereinement, sans pression ni intimidation». Adopté mercredi dernier en commission, le texte sera bel et bien examiné demain par les députés de la 15e Législature.
Face aux journalistes, l’honorable député Mohamed Ayib Salim Daffé, Secrétaire général du parti et co-auteur de la proposition de loi, a d’abord rappelé que «les différentes étapes de la procédure de révision constitutionnelle sont encadrées et conformes aux exigences de la Constitution (article 103) et du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale». De plus, elles reflètent, selon lui, «les engagements pris devant le Peuple sénégalais sur le fond et le contenu».
Le parlementaire insiste sur le fait qu’il s’agit d’une «révision ordinaire initiée par des députés qui ont été élus pour voter les lois», rappelant que la 15e Législature dispose d’un «mandat de réformes». Ayib Daffé balaie d’un revers de main les critiques de l’opposition : «C’est un mauvais procès que de nous reprocher de ne pas privilégier le dialogue et la concertation, car nous avons été partie prenante des différents assises et dialogues qui ont abouti à des consensus et points d’accord.»
Le président du Groupe parlementaire de Pastef a également précisé que cette réforme constitutionnelle est «la traduction juridique des recommandations consensuelles issues des Assises nationales de 2009, de la Commission nationale de réforme des institutions (Cnri) en 2013 et du Pacte national de bonne gouvernance démocratique». Elle intègre aussi les consensus issus des deux dialogues nationaux inclusifs sur la Justice et sur le système politique, tenus respectivement en 2024 et 2025.
«On dialogue avec des structures reconnues et organisées. Il y a un temps pour le dialogue et la concertation, il y a un temps pour que les institutions jouent leur rôle», poursuit-il. Estimant que «la polémique politico-juridique en cours dans l’espace public n’en est pas une», le chef de file des députés de la majorité réitère sa confiance quant à la suite des débats parlementaires. «Nous allons poursuivre la procédure législative enclenchée sereinement, sans pression ni intimidation», assure-t-il.
