La Société africaine de raffinage (Sar) traverse une phase charnière de son histoire. Et l’entreprise réaffirme sa position de «navire amiral» de la souveraineté énergétique du Sénégal.

A l’occasion d’une série de cérémonies solennelles, notamment le départ à la retraite de 5 agents après de «bons et loyaux services», les dirigeants de la société ont tracé une feuille de route ambitieuse alliant modernisation industrielle et stabilité sociale dans le sillage de ces profils qui s’en vont. Le Directeur général a ouvert la cérémonie avec une «émotion sincère et une grande fierté». Il a tenu à honorer particulièrement les cinq nouveaux retraités, soulignant que leurs parcours «incarnent profondément l’esprit de la Sar : le sens du devoir, la rigueur, la solidarité et l’amour du travail bien fait». Pour le Dg Mamadou Abib Diop, ce passage de témoin est essentiel : «Votre héritage ne s’arrête pas à la fin d’une carrière. Il se transmet, il inspire, il continue de guider les générations actuelles et futures.» Cette vision est partagée par le nouveau Pca, qui a qualifié l’outil industriel de «legs précieux» transmis aux prochaines générations par des agents ayant fait preuve d’une «abnégation et d’une résilience» exemplaires.

Aujourd’hui, le secteur de l’énergie au Sénégal vit une mutation profonde, et la Société africaine de raffinage (Sar) se place aux avant-postes de cette transformation. Le Directeur général s’est félicité des résultats opérationnels, précisant que «grâce à cette discipline collective et à l’engagement constant de nos équipes, la Sar a enregistré des performances remarquables, notamment en termes de volumes sur la période 2024-2025».

Toutefois, il a rappelé que ces succès reposent sur une règle d’or : «La sécurité n’est pas une option. Elle est une culture, un réflexe quotidien, un engagement partagé.» Le Pca Adama Sarr a renchéri en soulignant que le maintien d’un «climat social serein», via le Pacte social, est un atout majeur pour la réussite future de l’entreprise.

Le Directeur général rappelle que la Sar a enregistré des performances remarquables en termes de volumes sur la période 2024-2025. Ce dernier a détaillé les projets structurants qui portent cette dynamique, notamment le projet Sar 2.0, la construction d’un nouveau Sea-Line Brut/Fuel et la modernisation numérique du site.

La Sar de demain

Se tournant vers l’avenir, le Dg a martelé que «la Sar ne se repose pas sur ses acquis». Il a détaillé les chantiers de la phase de transformation majeure : «Le projet Sar 2, la construction d’un nouveau Sea-Line Brut/Fuel et la modernisation du site actuel.» Pour l’innovation et le savoir, M. Diop rappelle «la transformation numérique et la mise en place de la Sar Academy». Selon le Directeur général, la Sar Academy incarne la conviction de l’entreprise que «l’investissement dans le capital humain et la transmission des savoirs sont les clés de toute réussite durable».

Vers une conformité internationale

Le Pca a conclu en rappelant l’impératif de modernisation technique pour le raffinage du pétrole brut sénégalais. L’objectif est la mise en conformité de la production aux normes internationales, notamment la norme Africys. Ce parachèvement des règles de gouvernance, consécutif à la recapitalisation de la société, constitue, selon lui, le défi majeur de son mandat. La création de la Fondation de la Sar vient parachever cette vision en affirmant la «responsabilité sociétale et la volonté de contribuer durablement au développement social, éducatif et communautaire».

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