Au troisième trimestre de l’année 2025, le Produit intérieur brut (Pib) réel, Corrigé des variations saisonnières (Cvs), a enregistré une hausse de 0, 8% par rapport au deuxième trimestre de 2025.
Par Amadou MBOJI – L’activité économique s’est bien comportée au troisième trimestre 2025, par rapport au deuxième trimestre. Au cours de cette période sous revue, la richesse produite ou le Produit intérieur brut (Pib) réel, Corrigé des variations saisonnières (Cvs), a enregistré une hausse de 0, 8%. Un bond imputable à «l’augmentation de la valeur ajoutée du secteur secondaire de 3% et celle du secteur primaire estimée à 0,1%». Cette augmentation notée dans le secteur primaire est liée, d’après l’Agence nationale la statistique et de la démographie (Ansd), à «la performance des activités de pêche caractérisée par une hausse de 16, 3%, d’élevage, 0, 5% et de sylviculture, 0, 2%». Cependant, précise l’Ansd, «cette hausse a été amoindrie par la baisse des activités de l’agriculture de 1,2%.
En glissement annuel, la valeur ajoutée du secteur primaire a augmenté de 7, 3%. Cette évolution est portée par la croissance de l’agriculture de 8, 4%, de l’élevage, 5, 5%, de la pêche, 5, 4% et de la sylviculture, 2, 2%».
Relativement à la hausse de la richesse créée par le secteur secondaire, les ingénieurs statisticiens invoquent «la croissance de la valeur ajoutée des activités de fabrication de produits chimiques de base estimée à 25%, du raffinage du pétrole et cokéfaction, 7, 1%, des activités extractives, 4, 2, des produits de l’agroalimentaire, 3, 4% et du ciment et matériaux de construction, 3, 3%».
Toutefois, soulignent-ils, «la progression de l’activité du secteur secondaire est amoindrie par le recul des activités de construction de 0,3%.
Par rapport au troisième trimestre de 2024, la valeur ajoutée du secteur secondaire se bonifie de 7, 2%, soutenue par l’essor des activités de raffinage du pétrole et cokéfaction évalué à 56, 8%, de celles extractives, 21, 7% et de la distribution d’eau et assainissement, 8, 4%».
Cependant, relève l’agence, la progression de l’activité économique a été atténuée par «la contre-performance du secteur tertiaire, ainsi que la baisse des taxes nettes de subventions sur les produits en volume».
En variation trimestrielle, mentionne la Note des comptes nationaux trimestriels, «la valeur ajoutée du secteur tertiaire, en volume Cvs, s’est repliée de 0, 1% au troisième trimestre de 2025. La baisse de la valeur ajoutée des activités de transport de 10, 7%, des services de santé de 5, 6% et des activités de l’information et communication, 1, 5% ont induit le repli de ce secteur.
Cependant, cette diminution est atténuée par la hausse des activités du commerce de 2, 3% et des activités artistiques, culturelles et sportives, 1, 5% et de l’hébergement et de la restauration, 1, 3%. Par rapport au même trimestre de 2024, la valeur ajoutée réelle du secteur tertiaire s’est accrue de 2, 4%. Cette croissance est imputable au bon comportement des activités artistiques, sportives et culturelles, 5, 6%, des activités d’administration publique, 4, 3%, des activités financières et d’assurance, 3, 4%, de l’enseignement, 3, 2%, des activités immobilières, 2, 9% et du commerce, 2, 5%».
Le Pib hors hydrocarbures s’est bonifié de 0, 5% et celui hors hydrocarbures et agriculture de 0, 6%.
Le Pib nominal est estimé à 4963, 1 milliards de francs Cfa au troisième trimestre de 2025.
ambodji@lequotidien.sn
