Coup de théâtre ce vendredi matin. L’homme politique Matar Ndiaga Seck, plus connu sous le nom de Ndiaga Seck, militant de Pastef, a été arrêté par la Division des investigations criminelles (Dic). Alors qu’il s’apprêtait à s’envoler pour les Lieux saints de l’islam, ses plans ont été brutalement interrompus par la Justice.
Après son interpellation, l’homme politique de 51 ans a été immédiatement acheminé vers le Commissariat urbain de Linguère. Selon toute vraisemblance, et sur avis du juge d’instruction de Louga, il y a été placé en garde à vue dès son arrivée.
Un pèlerinage avorté à la dernière minute
Ndiaga Seck était en pleins préparatifs pour effectuer le pèlerinage à La Mecque. Le sort s’est joué à quelques heures près : d’après ses propres déclarations, il devait embarquer à bord d’un vol en direction de l’Arabie saoudite ce vendredi, à 16 heures précises. Face aux enquêteurs de la Dic, le mis en cause a tenté le tout pour le tout. Pris de court par son interpellation, il a formulé une demande de dérogation auprès des policiers afin de ne pas rater son rendez-vous aérien et religieux. Une requête qui est restée vaine, les Forces de l’ordre ayant maintenu sa détention.
Cette arrestation n’est pas le fruit du hasard. Elle fait suite à l’exécution d’une délégation judiciaire émise par un juge d’instruction du Tribunal de Louga. Les charges qui pèsent sur l’homme politique sont d’une extrême gravité. Ndiaga Seck est notamment visé pour des délits présumés d’association de malfaiteurs et mise en danger de la vie d’autrui ; actes contre nature et incitation à la débauche ; collecte illicite de données à caractère pornographique.
Ce dossier, qui secoue la région, prend une tournure tentaculaire. Avant l’interpellation de Ndiaga Seck, pas moins de vingt-deux (22) autres mis en cause avaient déjà été arrêtés et déférés devant le Parquet de Louga dans le cadre de la même affaire. L’enquête suit son cours.
