La ministre de la Famille, de l’action sociale et des solidarités, Marie-Angélique Mame Selbé Diouf, a appelé, vendredi à Dakar, à accélérer la lutte contre les Violences basées sur le genre (Vbg), à l’occasion de la validation du deuxième Plan d’actions national dédié à leur éradication. Elle a insisté sur la nécessité de renforcer la coordination et de privilégier des actions concrètes pour mieux protéger les victimes.

Par Amadou MBODJI – La ministre de la Famille, de l’action sociale et des solidarités, Marie-Angélique Mame Selbé Diouf, a appelé, vendredi à Dakar, à renforcer la lutte contre les Violences basées sur le genre (Vbg), estimant qu’aucune violence et aucune forme d’impunité ne doivent être banalisées ou tolérées. «Aucune violence ne doit être banalisée. Aucune victime ne doit se sentir abandonnée et aucune forme d’impunité ne peut être tolérée. Chaque jour qui passe nous rappelle l’urgence d’agir», a déclaré la ministre.

Elle s’exprimait lors de la cérémonie de validation du deuxième Plan d’actions national pour l’éradication des Violences basées sur le genre et la promotion des droits humains (Pan Vbg), organisée avec l’appui de l’Agence belge de coopération, Enabel. Ce deuxième plan d’actions ambitionne de contribuer à l’avènement d’un Sénégal où «chaque femme, chaque fille, chaque homme et chaque garçon peut vivre à l’abri de toute forme de violence», dans un environnement fondé sur la protection, l’équité, le respect et la dignité.

Pour la ministre, la réalisation de cette ambition nécessite des engagements qui vont au-delà des déclarations d’intention. «Pour concrétiser notre ambition, nous savons que les intentions ne suffisent pas. Il nous faut de la constance, une parfaite synergie et surtout des actes concrets», a-t-elle insisté. Marie-Angélique Mame Selbé Diouf a également rappelé les différentes initiatives mises en œuvre pour renforcer la lutte contre les Vbg, notamment la mise en place d’une ligne verte gratuite permettant aux victimes et aux personnes concernées de disposer d’un recours anonyme et accessible.

Elle a aussi évoqué le protocole de collaboration multisectorielle qui, selon elle, a permis de rapprocher les différents acteurs et d’améliorer la coordination des réponses face aux violences basées sur le genre. «Fort de ses acquis, ce deuxième plan d’actions doit nous pousser à agir plus vite, plus fort et avec encore plus de cœur», a conclu la ministre.

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