Le président du Conseil départemental de Vélingara, à l’occasion du vote du budget de son institution, a dit ne pas être en mesure, à l’état actuel de ses prévisions budgétaires, de donner suite à la directive de l’Etat de revaloriser les salaires des employés de cet ordre de collectivité territoriale.

Par Abdoulaye KAMARA – L’Etat du Sénégal est-il dans les dispositions d’accompagner les collectivités territoriales à satisfaire sa ferme volonté de voir revalorisés les salaires de leurs employés ? Aux yeux du président du Conseil départemental de Vélingara, l’Etat ne fait entrevoir aucun signal fort dans ce sens. A l’occasion du vote du budget de l’institution, lundi passé, Ibrahima Barry a laissé entendre que le Conseil départemental ne peut pas s’offrir le luxe, à l’état actuel de ses virements budgétaires, d’augmenter des salaires. Il a notamment déclaré : «Les conseils départementaux n’ont de ressources que celles allouées par l’Etat central. Cette mesure d’augmentation des salaires nous affecte parce qu’aujourd’hui, nous sommes dans l’impossibilité d’appliquer immédiatement cette mesure. Nous avons déjà évalué l’impact budgétaire de cette augmentation. Nous allons saisir le ministère d’une correspondance pour montrer notre impuissance et demander à l’Etat de nous aider à nous conformer à cette mesure.» Lundi passé, à la clôture de la session budgétaire du Conseil départemental pour l’exercice 2026, les conseillers, à l’unanimité, ont voté le budget de fonctionnement sans tenir compte de cette directive étatique. Le budget de fonctionnement ainsi voté s’élève à la somme de 189 millions de francs Cfa, avec un report de 13 millions sur le fonds minier qui n’est pas encore disponible. «Le conseil a un déficit de 10 millions par rapport aux recettes qui avaient été effectivement allouées par l’Etat central pour l’exercice 2025.» Un budget, qualifié de réaliste par le président Barry, qui sert essentiellement à payer les salaires et les indemnités de session des conseillers. En termes d’investissement, le budget est arrêté à la somme de 127 millions, plus un report de 120 millions pour la construction de l’hôtel de département. En outre, «nous allons surtout aider le secteur de l’éducation en tables-bancs et en construction de salles de classe, aider le secteur de la santé, ainsi que favoriser l’entreprenariat rural, le soutien aux couches vulnérables et essayer de régler les questions migratoires», a informé le président Ibrahima Barry.

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