Le Service départemental du commerce de Vélingara frappe un grand coup contre la fraude et les produits dangereux. Sous la supervision du Préfet, Thierno Souleymane Sow, quatre tonnes de marchandises illicites et périmées, d’une valeur estimée à plus de 12 millions de F Cfa, ont été réduites en cendres ce mardi. Cette opération coup de poing vise autant à protéger la santé des populations du Fouladou qu’à préserver l’économie nationale face à la concurrence déloyale.

Par Abdoulaye KAMARA – Le Service départemental du commerce de Vélingara a encore prouvé qu’il est toujours sur le terrain. Après près d’un an de descentes régulières dans les marchés et magasins du territoire départemental pour le contrôle de la qualité et la licéité des produits proposés à la consommation des citoyens, Mamadou Kâ, chef du service, et son équipe ont présenté au Comité départemental de développement, mardi passé, leur butin de produits non autorisés à la vente. «4 tonnes de produits périmés ou d’origine frauduleuse, pour une valeur marchande de 12 millions 250 mille francs, saisies dans les circuits de commercialisation, les marchés hebdomadaires et dans les magasins des villes et villages. Des produits alimentaires et non alimentaires : des cigarettes, des produits laitiers, des conserves, des boissons et autres. Pour la cigarette, on en est à plus de 3000 grosses saisies», a informé M. Kâ.

Un dévouement et un engagement à la tâche des fonctionnaires du Service du commerce qui ont satisfait le Préfet du département. Thierno Souley­mane Sow, après avoir allumé la mèche qui a réduit en cendres ces 4 tonnes de produits non autorisés à la vente, a dit : «C’est la 2ème opération d’incinération de M. Kâ depuis l’année dernière. M. Kâ ne se repose pas. Il est en permanence dans les marchés, à Diaobé, à Médina Gounass, à Vélingara, pour lutter contre la contrebande, pour lutter contre la vente de produits non autorisés ou périmés. Des produits qui nuisent à la santé des populations tout en causant du tort à l’économie nationale.»

Aux consommateurs, l’autorité administrative demande de vérifier les dates de péremption des produits qu’on leur propose pour une meilleure santé publique. Pour justifier son engagement dans le combat contre la contrebande et les produits périmés, M. Kâ a dit : «Ces produits de contrebande concurrencent nos entreprises nationales qui s’acquittent de leurs obligations fiscales, légales et sanitaires. Ils tuent notre économie. Il faut plus de patriotisme de la part des Sénégalais en consommant ce que nous produisons.»

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