A l’occasion du deuil d’Achoura qui se déroule en ce moment à Daroul Hijratou, le guide religieux de la communauté musulmane chiite Mozdahir, Mawlana Chérif Mohamed Aly Aïdara, allie spiritualité et actions sociales. En plus des enseignements religieux et des moments de recueillement, le natif de Daroul Hijratou a annoncé une vaste journée de consultations médicales gratuites avec dons de médicaments.
Par Abdoulaye KAMARA – Depuis le 18 juin dernier, des centaines de fidèles musulmans de l’islam chiite Mozdahir, venus de toutes les localités du Sénégal, de l’Europe et de l’Asie, convergent vers Daroul Hijratou pour prendre part à la décade de deuil d’Achoura. Cette période (du 18 au 27 juin), de grande importance dans l’islam chiite, rappelle le sacrifice de l’imam Hussein et de ses compagnons assassinés à Karbala. Au-delà des séances de prières, de recueillement et de dévotion diverses, les fidèles bénéficient chaque soir des enseignements du guide religieux Mawlana Mohamed Chérif Aly Aïdara. A la tombée de la nuit, celui-ci réunit les fidèles pour revenir sur l’histoire d’Achoura, les valeurs qu’elle véhicule, ainsi que les attitudes et pratiques surérogatoires recommandées durant cette période d’une grande spiritualité.
Comme il en a fait une devise, Mawalana Chérif Mohamed Aly Aïdara veut être à la tête d’une communauté de musulmans sains physiquement et religieusement bien formés. Aussi a-t-il engagé une équipe de médecins et de pharmaciens pour des consultations gratuites suivies de dons de médicaments. Cette initiative, prévue le 25 juin dans son village natal (Daroul Hijratou), devra permettre aux populations du Fouladou, notamment les plus démunis, d’avoir accès à des spécialistes en médecine générale, en gynécologie et en odontologie. Une opportunité rare dans cette partie du pays où ces spécialités sont inexistantes, sinon insuffisamment représentées. Car pour Mawlana Chérif Mohamed Aly Aïdara, la santé constitue un pilier essentiel du développement humain et de la pratique religieuse.
Une initiative qui risque de refuser du monde comme ce fut le cas pour l’édition précédente, qui avait reçu une équipe d’ophtalmologues et de lunettiers.
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