En préparation des élections locales de 2027, le leader de Pastef a tenu à rassurer ses électeurs, en leur garantissant que les promesses électorales de 2024 seront tenues. Aux militants de son parti, il a rappelé que l’unité est la seule solution aux problèmes du pays. Sans pour autant tendre la joue gauche aux attaques de leurs adversaires.
Par Modou Moustapha NDIAYE – Arrivé dans le Saloum, le Premier ministre Ousmane Sonko a, pour un temps, remis sa tenue de leader de parti en pré-campagne. Il s’est voulu rassurant devant les foules venues l’entendre, notamment en ce qui concerne la réalisation des promesses que le parti au pouvoir avait présentées lors de la campagne présidentielle de 2024. Le leader de Pastef a ainsi annoncé à la foule, venue l’écouter en grand nombre à Kaolack, qu’un programme ambitieux a été élaboré pour Kaolack, programme qui a tenu à prendre en compte les préoccupations des populations de la région. Il n’a pas occulté son ambition de massifier son parti pour attirer plus de militants.
Dans un contexte où son parti est miné par les rivalités entre les deux têtes de l’Exécutif, rivalités qui virent par moments à la haine fratricide, l’homme du «Gatsa-gatsa» s’est voulu consensuel et apaisant, en appelant ses militants à la retenue et à la discipline face aux actes de provocation de leurs adversaires. Cela, surtout pour un parti qui a en vue les élections municipales de 2027. Il juge que ces échéances seront fondamentales. Et en leader messianique, il indique que la seule solution pour sauver le pays consiste à mettre en avant l’intérêt du parti, avant toute considération personnelle. Toutefois, cela ne l’a pas non plus empêché d’égratigner les opposants. «Ne vous laissez pas faire. Ripostez si vous êtes attaqués, car le respect ne se quémande pas, il s’arrache !»
La forte mobilisation dans le Saloum, où on a noté une noria de véhicules de transports en commun qui amenaient des militants venus d’ailleurs, a quelque peu noyé les nombreux militants de Pape Malick Ndour à Guineguinéo. Ces derniers appelaient au boycott de la venue du chef du gouvernement à Guinguinéo, pour venger la mise en résidence surveillée de leur leader par le régime. Une manière de mettre en évidence la responsabilité directe de Ousmane Sonko, jugé comme seul responsable des malheurs de leur leader politique dont ils ont exigé, par des pancartes, la libération sans condition.
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