Lors d’une rencontre stratégique entre l’ancien chef de l’Etat sénégalais, candidat au poste de Secrétaire général des Nations unies, et les acteurs de la Société civile, le Forum du justiciable a salué le bilan institutionnel de Macky Sall. Un plaidoyer fort pour que «l’exception sénégalaise» en matière de gouvernance inspire désormais l’action internationale.

Le paysage diplomatique mondial est en pleine ébullition, et le Sénégal compte bien y jouer les premiers rôles. Alors que Macky Sall brigue la succession au sommet de l’Orga­nisation des Nations unies (Onu), il a multiplié les échanges avec les forces vives de la Nation. Parmi les voix marquantes de cette rencontre, celle du Forum du justiciable a résonné comme un vibrant plaidoyer en faveur de l’expertise sénégalaise en matière d’Etat de Droit.

Prenant la parole au nom de son organisation, le président du Forum du justiciable a tenu à rappeler que l’engagement de Macky Sall pour la bonne gouvernance ne se limite pas à la rhétorique diplomatique. Devant un auditoire attentif, il a égrené les avancées majeures qui ont marqué la dernière décennie au Sénégal : l’adoption du Code de transparence dans la gestion des finances publiques a été citée comme le socle d’une gestion responsable, la création de l’Ofnac (Office national de lutte contre la fraude et la corruption) et de l’Office national de recouvrement des avoirs illustre la volonté de protéger les ressources publiques, le renforcement du dispositif avec le Pool judiciaire financier et l’introduction du référé administratif pour la protection des libertés fondamentales.

«Ces réformes traduisent une volonté claire de bâtir un Etat moderne, fondé sur la justice, la transparence et la responsabilité», a affirmé le représentant de la Société civile.

Au-delà du bilan national, l’enjeu de cette rencontre était de dessiner les contours d’un futur mandat à la tête de l’Onu. Le Forum du justiciable a interpellé le candidat sur la place qu’occuperait la Société civile africaine sous sa direction.

Pour l’organisation, le Secrétaire général des Nations unies doit être le garant d’une médiation fluide entre les populations et les instances internationales. L’enjeu est de taille : promouvoir les droits humains et la paix dans un contexte mondial de plus en plus fragmenté.

En conclusion de son intervention, le président du Forum du justiciable a réitéré sa conviction : l’expérience de Macky Sall constitue un «atout majeur» pour porter les valeurs universelles au sein de l’hémicycle new-yorkais. Si Macky Sall parvient à convaincre la Communauté internationale comme il a su mobiliser une partie de la Société civile locale, le Sénégal pourrait voir l’un des siens diriger la plus haute instance mondiale, emportant avec lui un modèle de réformes juridiques né sur les rives de l’Atlantique.