Pour résorber les effectifs pléthoriques du lycée de Keur Ndiaye Lô, la Délégation générale aux pôles urbains de Diamniadio et du Lac rose (Dgpu) a lancé la construction de dix nouvelles salles de classe à Sangalkam. Ce projet de six mois concrétise la volonté de l’institution de faire du Pôle urbain de Diamniadio un moteur d’intégration et de développement pour l’ensemble des communes environnantes.

Par Alioune Badara NDIAYE – De 17 salles de classe, le lycée de Keur Ndiaye Lô, dans la commune de Sangalkam, va passer à presque une trentaine dans les mois à venir. La Délégation générale aux pôles urbains de Diamniadio et du Lac rose (Dgpu) a en effet lancé la construction de 10 salles supplémentaires dans le cadre de sa collaboration avec les communes environnantes. «Certains cours se font actuellement dans l’école primaire faute de salles suffisantes. Nous en avons actuellement 17 dont 7 dans un état déplorable», a dit Fatim Ndiaye Samba, parlant au nom du Proviseur du lycée. Selon le maire de la commune Alpha Bocar Khouma, tout est parti d’un courriel du Délégué général Bara Diouf demandant à la commune une liste de projets prioritaires que la mairie souhaiterait voir être réalisés par la commune. Les travaux ont démarré depuis le 10 juillet sur le site de l’ancien Cem transformé en lycée l’année passée. Les travaux doivent durer six mois, selon les termes contractuels. «La pose de la première pierre des 10 salles de classe qui seront construites sur ce site est un des marqueurs de la collaboration fructueuse entre la Dgpu et la commune de Sangalkam. (…) Aujourd’hui, les classes commencent à sortir de terre et elles porteront votre empreinte à la tête de la Dgpu. Ces salles vont permettre de décongestionner les effectifs pléthoriques constatés dans l’établissement», a souligné lundi M. Khouma dans son allocution lors de la cérémonie.

«Au-delà de l’infrastructure scolaire, ce que nous lançons aujourd’hui relève d’une conviction forte : le développement du Pôle urbain de Diamniadio ne peut se faire de manière durable, équilibrée et inclusive s’il ne contribue pas également à l’amélioration des conditions de vie des populations des territoires qui l’entourent», a indiqué le Délégué général. «Notre ambition est de faire du Pôle de Diamniadio une locomotive du développement territorial, capable de tirer vers le haut les établissements humains qui l’entourent, de stimuler l’investissement, d’améliorer les équipements collectifs et de renforcer l’attractivité de l’ensemble de son bassin de vie», a ainsi décliné M. Diouf, citant d’autres actions réalisées en ce sens. «La commune de Diamniadio a ainsi été l’une des premières bénéficiaires de cette politique d’accompagnement, notamment à travers la réalisation d’infrastructures routières et l’appui à la construction d’un château d’eau destiné à améliorer l’accès des populations à l’eau potable. Dans la commune de Bargny, cette même volonté s’est traduite par la réalisation d’équipements de proximité importants, notamment un centre d’état civil et une maternité. Plus récemment, dans la commune de Bambilor, la Dgpu a consenti un investissement de l’ordre de 200 millions de francs Cfa pour contribuer à la réalisation du Stade communal, répondant ainsi aux besoins de la jeunesse et au développement des infrastructures sportives», a-t-il énuméré. Il a réaffirmé la volonté de la Dgpu de poursuivre cette politique d’accompagnement territorial dans un esprit de partenariat avec les collectivités territoriales, les services de l’Etat et les populations. «Notre démarche repose sur un principe simple : le Pôle urbain de Diamniadio ne doit pas être une enclave de modernité ; il doit irriguer son environnement, créer des synergies, renforcer les centralités existantes et contribuer à un aménagement équilibré de l’ensemble du territoire», a dit M. Diouf qui se livrait à l’une de ses dernières sorties en qualité de Délégué général. Me Moussa Diop va lui succéder dans les jours à venir.

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