Le maire de Rufisque, Dr Oumar Cissé, a officiellement lancé, ce mercredi, les travaux de réhabilitation et de couverture du canal central pour un montant de 278, 4 millions F Cfa. Attendue depuis plus d’une décennie par les riverains, cette infrastructure financée sur fonds propres permettra de fermer définitivement les canaux à ciel ouvert du centre-ville d’ici six mois, mettant fin à un réceptacle d’insalubrité centenaire.

Par Alioune Badara NDIAYE – Après le canal de l’Ouest réhabilité et couvert grâce au Promovilles, le centre-ville devrait bientôt fermer la page des canaux à ciel ouvert vieux depuis plus d’un siècle. Les travaux de réhabilitation et de fermeture du canal central (ex-canal de l’Est) ont en effet été officiellement lancés mercredi par le maire de la ville, Oumar Cissé. Des travaux qui de­vraient durer six mois pour, à terme, épargner les populations riveraines des désagréments inhérents à la cohabitation avec cette infrastructure devenue un réceptacle de déchets en toutes sortes. «Il s’agira de fermer le canal sur un linéaire de 300 mètres pour une largeur de 11 mètres, pour un montant global de 278, 4 millions F Cfa, sur fonds propre de la ville, afin d’ouvrir une nouvelle page de l’assainissement à Rufisque», a indiqué Dr Oumar Cissé. «Ces deux canaux ont aujourd’hui plus de 110 ans. Avec ces travaux, la ville est en train de parachever la décolonisation de l’assainissement de Rufis­que, car les derniers vestiges coloniaux disparaissent», a-t-il fièrement relevé, rappelant que ces travaux s’inscrivent dans le cadre du Programme assainissement liquide municipal (Palm) initié par la mairie de la ville. «En 2011, l’Etat du Sénégal a voulu réaliser le canal central sur plus de 1200 mètres, mais n’en a fait que 900. Depuis 2014, le chantier était arrêté, et la ville va désormais terminer l’extension, réhabiliter en béton armé et fermer ce canal de l’Est», a-t-il rappelé.

Le linéaire objet de ces travaux va de la Route nationale à la bordure de mer, et il est prévu également dans le cadre du chantier, l’élargissement de l’exutoire pour accélérer l’évacuation des eaux vers l’océan, ainsi que le raccordement des points d’admission des rues Adama Lô et Ousmane Socé. Ces travaux viennent confirmer la volonté de la mairie de moderniser l’assainissement avec la réalisation de plusieurs chantiers que le maire a tenu à rappeler. «Tout cela est réalisé dans le cadre du Palm, un programme conçu spécifiquement par la commune. Rufisque est la seule ville au Sénégal à posséder son propre programme d’assainissement. Le Palm a financé de nombreux travaux : la tranchée d’Arafat 3, le canal de Roukhou Teugg, le canal Capec, le canal du marché, les rigoles de la rue Adama Lô et l’assainissement communautaire», a listé l’édile.

Evoquant aussi l’électrification de 70 quartiers et des interventions dans 78 quartiers via le Pasic (Programme d’appui et de suivi des initiatives communautaires), Dr Cissé d’affirmer : «La ville est actuellement dans une phase de transformation et de renaissance.»

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