La mairie de Rufisque franchit un cap dans sa politique culturelle avec le lancement officiel des allocations du Fonds d’appui aux initiatives culturelles (Faic). Présidée par le maire Dr Oumar Cissé, la cérémonie de signature des conventions, tenue mardi à la Salle des fêtes, permet d’octroyer une enveloppe globale de 40 millions de francs Cfa à 50 projets sélectionnés sur critère de transparence. Un accompagnement financier structuré qui jette les bases d’un agenda culturel dense pour la commune, tout en ouvrant la voie vers la première édition du Festival des arts de Rufisque prévue en juin 2027.

Par Alioune Badara NDAIYE – Les associations bénéficiaires du Fonds d’appui aux initiatives culturelles (Faic) ont signé, mardi, les conventions les liant à l’institution municipale autour d’une cérémonie à la Salle des fêtes. Pour cette première édition du Faic, cinquante projets ont été validés sur un total de 64 dossiers soumis dont 58 recevables. Pour le maire Dr Oumar Cissé qui a présidé la cérémonie, les bases d’un agenda culturel plein sont ainsi lancées dans la ville à travers les premières allocations de ce fonds qui demeure un instrument financier d’appui aux initiatives culturelles locales. «Cinquante initiatives culturelles sur une année dans une ville ! C’est un agenda culturel (…) Cette ville aura de l’animation culturelle. C’est une vie culturelle qu’on est en train d’impulser à travers ce fonds», s’est-il félicité en fin de cérémonie.

Pour cette première édition, la mairie a dégagé une enveloppe de 40 millions de francs à partager aux porteurs de projets culturels retenus. «Cette enveloppe n’est pas une simple subvention de secours. C’est un instrument structuré de politique publique. Des arts visuels à la musique, de la danse au patrimoine, le Faic financera vos projets à hauteur de 500 mille à 3 millions de francs cfa pour vous permettre de passer d’une logique de survie à une démarche professionnelle, ambitieuse et pérenne», a précisé l’édile, se réjouissant de l’équité et de la transparence ayant guidé les travaux du comité de sélection. «Nous avons instauré une étanchéité absolue entre les fonctions administratives et l’évaluation technique. Celui qui instruit administrativement un dossier n’est pas celui qui l’évalue techniquement. Celui qui évalue n’est pas celui qui valide la décision finale. Plus encore, nous plaçons la prévention des conflits d’intérêts sous haute surveillance», a posé Dr Cissé sur le sujet.

Sahit Sarr Samb, ancien directeur du Théâtre Daniel Sorano et président du comité de sélection, considère l’initiative comme inédite. «Il s’agit, à ma connaissance, de la deuxième expérience similaire au niveau des collectivités territoriales du Sénégal, la première ayant été réalisée par la Ville de Dakar. La Ville de Rufisque a ainsi innové, car de tels mécanismes existent habituellement au niveau de l’Etat (ministère de la Culture) ou via des partenariats de coopérations bilatérale et multilatérale», a-t-il relevé. Il a rappelé qu’une vingtaine d’experts issus de divers secteurs de la culture ont pris part aux travaux de la commission. M. Sarr a relevé que les arts vivants dominent avec 23 projets retenus. Le maire de la ville a assuré d’un soutien plus soutenu pour la prochaine édition, tout en annonçant à l’agenda culturel la célébration de la 1ère édition du Festival des arts de Rufisque, le 12 juin 2027.

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