Régulation stricte des prix des denrées de première nécessité, encadrement ferme des loyers et assainissement des finances publiques : le chef de l’Etat fixe une feuille de route offensive à son équipe gouvernementale, plaçant la préservation du pouvoir d’achat et la souveraineté économique au cœur des urgences nationales.
Souveraineté, justice sociale et prospérité. Tels sont les piliers de la vision réaffirmée par le président de la République lors du dernier Conseil des ministres. Face aux attentes pressantes des populations, le chef de l’Etat a adressé un message clair et sans équivoque à l’équipe gouvernementale : l’heure n’est plus aux déclarations d’intention, mais à l’action concrète, aux réalisations visibles et aux résultats mesurables, le tout guidé par un impératif de solidarité nationale.
Pouvoir d’achat et loyers : la fermeté face à la vie chère
Au centre des priorités présidentielles, figure la protection immédiate du portefeuille des ménages sénégalais. Pour contrer la cherté de la vie, le chef de l’Etat exige une maîtrise rigoureuse des coûts des denrées et services de consommation courante. Pour ce faire, le gouvernement est sommé de déployer sans faiblir les instruments prévus par la loi sur les prix et la protection du consommateur. Cette politique de contrôle strict s’inscrit en parfaite cohérence avec la stratégie globale de souveraineté alimentaire prônée par le pouvoir.
Sur le front du logement, secteur particulièrement sous tension, le président de la République entend mettre fin aux abus. Il a ordonné une régulation effective des coûts des loyers, adossée au déploiement de dispositifs réglementaires et coercitifs adaptés pour faire respecter les textes en vigueur.
Afin d’anticiper les secousses des marchés internationaux et d’assurer une stabilité durable, le chef de l’Etat a préconisé la mise en place d’un système de veille stratégique. Ce mécanisme aura pour mission de sécuriser l’ensemble des chaînes d’approvisionnement du pays en produits essentiels.
Enfin, sur le plan macroéconomique, la relance nationale devra s’opérer dans un cadre de rigueur budgétaire strict. Le Président insiste sur une dynamique d’assainissement exceptionnel des finances publiques, préalable indispensable pour attirer des investissements productifs et nouer des partenariats financiers adaptés au développement du pays.
Relance économique et hydrocarbures Le chef de l’Etat fixe le cap
Le président de la République passe à l’offensive sur les leviers stratégiques de la croissance nationale. Il a appelé le Premier ministre à engager en urgence des mesures hardies pour relancer les filières prioritaires, en concertation directe avec les acteurs économiques. En vue de transformer en profondeur l’environnement des affaires, la tenue prochaine du Conseil présidentiel de l’investissement (Cpi) a été ordonnée. L’ensemble des organisations du secteur privé y seront étroitement associées.
Exigeant un renforcement de la veille et du suivi des hydrocarbures, le chef de l’Etat a annoncé la convocation imminente d’une session spéciale du Cos-Petrogaz. Il annonce aussi l’activation du Fonds intergénérationnel (Fig) : les instances de pilotage du Fig sont remises en marche pour procéder à la validation technique de la stratégie d’investissement soumise par le Fonsis, garantissant une gestion pérenne des ressources pour les générations futures.
