Le paysage médiatique sénégalais s’apprête à connaître une réforme institutionnelle majeure. Le président de l’Assemblée nationale, Malick Ndiaye, a officiellement convoqué les députés en séance plénière, ce mardi 3 mars 2026, pour l’examen du projet de loi portant création et organisation du futur Conseil national de régulation des médias.

L’agenda parlementaire s’accélère. Après des mois d’attente et de débats dans le secteur de la communication, le projet de loi n°04-2026, relatif aux règles d’organisation et de fonctionnement du futur organe de régulation des médias, sera enfin soumis au vote des parlementaires. L’annonce a été faite ce vendredi par le président de l’Assemblée nationale, Malick Ndiaye.

Un rendez-vous législatif crucial

C’est à 11 heures précises, ce mardi 3 mars, que s’ouvriront les débats en séance plénière. Ce texte est particulièrement attendu par les professionnels du secteur, car il vise à définir le cadre juridique et les prérogatives d’une nouvelle instance de régulation, censée succéder ou renforcer les mécanismes actuels de contrôle des médias. L’annonce de cette convocation a eu lieu dans un contexte politique chargé. Malick Ndiaye s’exprimait en effet alors qu’il présidait les travaux relatifs au projet de résolution de mise en accusation de l’ancien ministre de la Communication, Moussa Bocar Thiam.

Une session parlementaire chargée

Le secteur des médias n’est pas le seul concerné par cette vague de réformes. Outre le projet de loi sur la régulation, le président de l’Assemblée a acté le dépôt de deux autres textes législatifs importants : le projet de loi n°05-2026, qui prévoit une modification de l’article 319 du Code pénal (loi n°65-60 du 21 juillet 1965), et le projet de loi n°06-2026, portant sur le nouveau Code du sport.

Vers un nouveau visage de la presse

Si le projet n°04-2026 est adopté, il marquera un tournant dans la gestion des contenus et de l’éthique journalistique au Sénégal. Les enjeux sont de taille : garantir l’indépendance de la régulation tout en s’adaptant aux défis numériques et aux mutations du paysage médiatique national.

La séance de mardi prochain s’annonce donc comme un moment de vérité pour le gouvernement et les acteurs de la presse, qui scrutent de près les contours de cette future autorité de régulation.