L’Ong Action pour les droits humains et l’amitié (Adha) s’est exprimée sur le projet de modification de l’article 37 de la Constitution. Porté par le ministre de la Justice, Me Moussa Sarr, cet amendement adopté en commission propose d’étendre l’obligation de déclaration de patrimoine au président de la République, au Premier ministre et au président de l’Assemblée nationale. La mesure prévoit une déclaration obligatoire lors de la prise et de la cessation des fonctions, suivie d’une publication officielle par le Conseil constitutionnel.
Dans sa déclaration signée par M. Adama Mbengue, Adha salue une avancée institutionnelle importante pour la transparence, l’intégrité publique et la reddition des comptes. L’organisation souligne que ce dispositif permettra d’établir une situation patrimoniale de référence et de suivre son évolution au fil des mandats.
Néanmoins, Adha insiste sur la nécessité d’une clarification juridique quant à la vérification de ces déclarations. L’Ong rappelle que la loi n°2025-13 confère à l’Ofnac la mission de contrôler l’exactitude, l’exhaustivité et la cohérence des patrimoines déclarés. Il s’avère donc essentiel d’articuler clairement les rôles entre la réception et la publicité assurées par le Conseil constitutionnel et le travail d’investigation de l’Ofnac.
Pour Adha, déclarer est une obligation, mais vérifier demeure une nécessité indispensable. La transparence ne saurait être réduite à la simple publication d’un document ; elle doit garantir une véritable redevabilité patrimoniale . Selon l’organisation, seuls des mécanismes de contrôle rigoureux permettront d’identifier les patrimoines dissimulés ou les biens placés sous prête-nom, renforçant ainsi la lutte contre l’enrichissement illicite au Sénégal.

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