Le Réseau des organisations de la Société civile de l’Afrique de l’Ouest (Roscao) élira son nouveau président le 22 août. Deux candidats sont en lice : le Béninois Coovi Paul Adahou, président sortant, et le Sénégalais Papa Thierno Homère Seck, coordonnateur national du réseau depuis mars 2024.

Par Malick GAYE – Basé au Bénin, le Réseau des organisations de la Société civile de l’Afrique de l’Ouest (Roscao), créé en 2003, s’est imposé comme un acteur incontournable du dialogue régional, œuvrant pour la bonne gouvernance, la paix et la défense des droits humains dans l’espace Cedeao. L’orga­nisation a récemment porté sur les fonts baptismaux la Plate­forme des organisations de la Société civile de la Cedeao, destinée à renforcer l’action collective de la Société civile ouest-africaine.

Le scrutin se déroulera en deux temps. Les personnes physiques, tout citoyen ressortissant d’un pays membre de la Cedeao, peuvent voter jusqu’au 20 août. Les personnes morales, associations et Ong ayant leur siège dans l’espace communautaire, se prononceront le jour du vote, le 22 août. Le poids du vote des personnes physiques pourrait s’avérer déterminant dans l’issue du scrutin.

Fort de trois ans d’engagement au sein du réseau, Papa Thierno Homère Seck met en avant un parcours jalonné de missions : négociateur dans le différend Niger-Bénin, observateur des élections locales et législatives de janvier 2026 au Niger, puis de la Présidentielle béninoise d’avril dernier. Il a également pris part à un séminaire du Giaba sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le terrorisme.

Le candidat sénégalais se présente comme «un facilitateur neutre, intègre et engagé pour la paix sous-régionale», avec pour slogan de campagne : «Un réseau fort, uni et innovant pour une Afrique de l’Ouest démocratique et prospère.»

Son programme s’articule autour de quatre axes : professionnalisation de l’observation électorale, promotion de la bonne gouvernance et des droits humains, transition écologique et renforcement institutionnel du réseau. Il promet notamment un baromètre régional de la transparence, une cellule d’assistance juridique pour les défenseurs des droits, ainsi que des quotas de représentativité pour les jeunes et les femmes dans les instances de décision.

Reste à savoir si l’électorat mineur, appelé aux urnes en premier, donnera le ton d’une victoire sénégalaise à la tête du réseau ouest-africain.

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