Réunis ce dimanche à Popenguine pour l’édition 2026 du pèlerinage diocésain, les fidèles catholiques ont été appelés à une double mission : contribuer à l’autonomie financière de l’Eglise à travers trois projets d’envergure, et incarner un modèle de justice et de paix au sein de la société sénégalaise. Sous le sceau de la synodalité, l’Archevêque de Dakar a tracé la feuille de route d’une communauté engagée et solidaire.
Le sanctuaire marial de Popenguine a refusé du monde ce dimanche. Présidant la messe solennelle de cette deuxième édition du pèlerinage diocésain, Mgr André Guèye, Archevêque de Dakar, a placé son homélie sous le signe de l’action et de la cohésion nationale.
Au-delà de la dimension spirituelle, le prélat a mis l’accent sur l’urgence de doter l’Eglise d’infrastructures modernes, adaptées aux besoins croissants des fidèles. Pour ce faire, il a sollicité la générosité de la communauté pour la concrétisation de trois «projets phares» : le Sanctuaire Saint-Paul de Grand-Yoff, qui sera n édifice majeur pour désengorger les lieux de culte de la capitale, le Centre pour la famille à Diamniadio, une structure dédiée à l’accompagnement social et pastoral des foyers, au cœur du nouveau pôle urbain, et le Cimetière catholique de Guédiawaye, qui est une réponse concrète à la problématique récurrente des lieux de sépulture dans la banlieue dakaroise.
Pour Mgr Guèye, ces chantiers participent à l’édification d’une «Eglise autonome», capable de répondre par elle-même aux défis de son temps.
La justice et la paix comme boussoles citoyennes
Développant le thème de cette édition -«Pour une église synodale et autonome au service de la justice et de la paix»-, l’Archevêque a exhorté les fidèles à être des «porteurs de lumière» dans la sphère publique. «Il faut donner l’exemple par une culture de justice et de paix dans la cité, à travers nos comportements, gestes et paroles», a-t-il plaidé.
Insistant sur la crédibilité dans les responsabilités publiques, il a invité chaque chrétien à cultiver l’honnêteté et la vérité, afin que le témoignage de foi se traduise par un impact social positif. Ce dialogue harmonieux doit, selon lui, s’étendre aux concitoyens d’autres traditions religieuses, renforçant ainsi le socle de la fraternité sénégalaise.
Le plaidoyer pour les vulnérables
Enfin, le sermon a pris une dimension sociale forte lorsque le prélat a rappelé le devoir de charité envers les plus démunis. Il a appelé à une attitude «attentive, protectrice et solidaire» à l’endroit des vulnérables, rappelant que la qualité des relations internes à la communauté chrétienne, basée sur le pardon et l’amour, est le préalable nécessaire à toute action extérieure.
Ce rassemblement de 2026 marque ainsi une étape charnière pour le diocèse de Dakar, alliant la vision d’une Eglise bâtisseuse à l’exigence d’une citoyenneté exemplaire.
